54 % des hommes pensent pouvoir poser un avion en urgence. Ce n’est pas seulement une anecdote amusante : c’est le reflet d’un mécanisme profond. Quand un métier est invisible et automatisé , on croit qu’il est simple. Quand on est un homme, on croit souvent qu’on doit pouvoir s’en sortir seul. Et c’est précisément cette combinaison — invisibilité + solitude — qui fragilise tant d’hommes dans leur vie professionnelle.
« Si certains hommes pensent cela, c’est dû à un ego un peu surdimensionné et à une certaine banalisation du métier. » — Christian Grijalvo, psychologue spécialisé dans les comportements masculins.
Cette banalisation touche effectivement de nombreux métiers : pilotes, ingénieurs, soignants, contrôleurs aériens, techniciens, spécialistes du risque… Tous ces professionnels dont on ne voit la valeur que lorsque la situation devient critique.
Ce débat TikTok, derrière son humour, nous rappelle une chose essentielle : la compétence réelle n’est jamais visible dans les moments faciles. Elle se révèle dans les moments impossibles.
N’importe qui peut croire qu’il saurait faire atterrir un avion… tant que l’avion vole en automatique. Mais quand les alarmes hurlent, que les paramètres virent au rouge, que les procédures s’enchaînent et que tout le monde panique, il ne reste plus qu’une seule chose : la maîtrise.
C’est exactement ce qui se passe dans la vie professionnelle. Quand les processus s’emballent, que la deadline est demain, que les mails explosent, que les priorités changent, que les collègues perdent leurs moyens, la différence entre « je pense que je peux » et « je sais faire » devient brutale. Et c’est à cet instant précis qu’apparaît la compétence.
Mais si le chaos est votre quotidien , si vos paramètres internes passent au rouge , ce n’est plus de la maîtrise c’est de la survie
Quand vos alarmes internes s’allument trop souvent, quand la pression ne redescend plus, quand vous sentez que vous perdez le contrôle, c’est le moment de faire, ce que ferait n’importe quel professionnel dans une situation dégradée et faire appel à un autre professionnel.
Veiller à ce que le chaos reste l’exception, pas la norme, c’est aussi une compétence, savoir reconnaître que l’égo ne peut pas tout porter, qu’un système saturé ne peut pas s’auto-réguler seul. C’est comprendre que demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse, mais un acte de pilotage.
Un psychologue spécialisé dans l’accompagnement des hommes, c’est exactement cela : un copilote pour reprendre le contrôle afin d’éviter le crash.
Chaque année, trop d’entreprises et d’organisations, perdent ainsi définitivement leurs meilleurs éléments .
1. La banalisation du métier : quand l’expertise disparaît aux yeux des autres
Piloter un avion en est l’exemple parfait. Tant que tout va bien, que les paramètres sont stables et que le vol est calme, tout semble « voler tout seul ». Mais c’est précisément quand les alarmes s’allument, que la charge mentale explose et que l’imprévu surgit que l’on découvre ce qu’est réellement le professionnalisme.
Le métier se révèle dans l’extrême : décider vite, absorber le stress, prioriser, stabiliser, protéger.
Ce que le public ne voit pas, c’est tout ce qui précède : l’entraînement, la vigilance, la gestion du stress, la capacité à rester lucide sous pression. C’est ce travail invisible qui fait la différence entre un drame et une maîtrise parfaite.
Cette banalisation touche tous les métiers où la compétence n’apparaît que dans le chaos : pilotes, ingénieurs, soignants, techniciens, spécialistes du risque.
2. L’invisibilisation du travail : un terreau de mal‑être
Quand un métier est banalisé, deux phénomènes apparaissent :
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Non‑reconnaissance : « C’est facile, tout le monde pourrait le faire. »
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Sur‑investissement : pour compenser cette invisibilité, les professionnels en font toujours plus.
Ce duo est explosif. Il conduit à l’hyper‑stress, à l’épuisement, à la perte de sens. On demande toujours plus à ceux qui savent faire, tout en reconnaissant de moins en moins ce qu’ils font.
C’est vrai dans l’aviation. C’est vrai dans les entreprises. C’est vrai dans toutes les organisations où la maîtrise est silencieuse.
3. Quand les paramètres internes passent au rouge
Un grand nombre d’hommes sous pression donnent l’impression de tout maîtriser au travail comme à la maison et ceci même lorsque les paramètres internes passent au rouge — surcharge mentale, irritabilité, fatigue, débordements émotionnels — ils continuent d’avancer, de tenir, de compenser.
À l’extérieur, rien ne se voit. À l’intérieur, le cockpit est saturé : trop d’informations, trop de responsabilités, trop de tension, trop peu de marge.
La capacité à gérer les situations dégradées c’est cela la compétence c’est ce qui fait la différence entre l’avancé dans le processus et l’arrêt brutal mais c’est également vrai en interne entre un système mental qui tient encore debout… et le crash, le shutdown, l’effondrement silencieux que personne n’a vu venir.
Et chaque jour, la limite se rapproche. Les marges d’action se réduisent.
Cette stratégie fonctionne… la double compensation opère, le chaos devient la norme jusqu’au moment où plus rien ne fonctionne c’est la décompensation subite,
La stratégie de double compensation fonctionne — et s’installe, le chaos devient la norme, l’homme continue d’avancer dans le processus comme si de rien n’était… jusqu’au moment où plus rien ne répond, c’est la décompensation qui arrive de façon imprévisible et tout s’arrête , le moteur à calé, - Tous les process explosent, au travail, à la maison , c’est la rupture.
4. Réduire son ego, faire appel à un professionnel
La compétence ne se voit que dans le chaos. Mais vivre dans un chaos permanent n’est pas la solution pour garder la maîtrise !
Surveiller ses KPI internes au travail, à la maison c’est aussi une compétence afin de se prémunir et d’anticiper d’éventuelles défaillances et ruptures de cohérence
Le Centre de Ressources pour Hommes existe précisément pour cela : comprendre ce qui sature, ce qui déborde, ce qui s’accumule et qui épuise intérieurement.
Un psychologue spécialisé dans l’accompagnement des hommes, c’est un copilote pour reprendre le contrôle, alléger la charge mentale, stabiliser ce qui s’emballe.
Vous souhaitez avoir un avis pour regagner de la marge intérieure, faire un point global, schémas inadaptés, nutrition, sport, intimité masculine, dans le cockpit interne faire appel à un professionnel c’est la solution pour éviter le crash.
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Dr Grijalvo