J'ai été cité dans un article du Parisien

Publié le 8 février 2026 à 18:57

Je suis cité dans un article du Parisien. « 54 % des hommes pensent être capables de faire atterrir un avion en cas d’urgence. Mon avis :

"Si certains hommes pensent cela, c’est dû à un ego un peu surdimensionné et à une certaine banalisation du métier", affirme Christian Grijalvo, psychologue spécialisé dans l’étude des comportements masculins.

Ce débat TikTok, derrière son humour, nous rappelle une chose essentielle : la compétence réelle n’est jamais visible dans les moments faciles. Elle se révèle dans les moments impossibles.

Cette banalisation touche effectivement de nombreux métiers : pilotes, ingénieurs, soignants, contrôleurs aériens, techniciens, spécialistes du risque. Tous ces professionnels dont on ne voit la valeur que lorsque la situation devient critique.

Le professionnalisme, c’est précisément cette capacité à rester opérationnel quand tout se dégrade. Quand les paramètres passent au rouge, que la charge mentale atteint son maximum et que l’environnement se met à paniquer, le professionnel ne s’effondre pas : il stabilise, il analyse, il priorise.

Là où d’autres perdent leurs moyens, il garde les siens. C’est cette maîtrise — discrète, exigeante, souvent invisible — qui permet de reprendre le contrôle, de redescendre progressivement la pression et de ramener tout le monde à bon port.

La banalisation du métier : quand l’expertise disparaît aux yeux des autres

Piloter un avion en est l’exemple parfait. Tant que tout va bien, tant que les paramètres sont stables, tant que le vol est calme, on a l’impression que « ça vole tout seul ». Mais c’est précisément quand les paramètres passent au rouge, quand la charge mentale explose, quand l’imprévu surgit, que l’on découvre ce qu’est réellement le professionnalisme.

Le métier se révèle dans l’extrême. Dans l’instant où il faut décider vite, absorber le stress, anticiper, corriger, protéger.

Ce que le public ne voit pas, c’est tout ce qui précède ce moment : l’entraînement, la vigilance, la gestion du stress, la capacité à rester lucide sous pression. C’est ce travail invisible qui fait la différence entre un drame et une maîtrise parfaite.

Le métier du pilote est visible justement quand les alarmes s’allument, quand la météo se dégrade, quand l’imprévu surgit. C’est dans ces moments‑là que son professionnalisme apparaît : garder la lucidité, absorber la charge mentale, prioriser, stabiliser, ramener tout le monde à destination.

L’invisibilisation du travail : un terreau de mal-être

Quand un métier est banalisé, deux phénomènes apparaissent :

  • Non‑reconnaissance : « C’est facile, tout le monde pourrait le faire. »

  • Sur‑investissement : pour compenser cette invisibilité, les professionnels en font toujours plus.

Ce duo est explosif. Il conduit à l’hyper‑stress, à l’épuisement, à la perte de sens. On demande toujours plus à ceux qui savent faire, tout en reconnaissant de moins en moins ce qu’ils font.

C’est vrai pour les pilotes. C’est vrai pour les ingénieurs. C’est vrai pour les soignants. C’est vrai pour les techniciens. 

Sur-compensation au travail : un risque réel 

Un grand nombre d’hommes sous pression donnent l’impression de tout maîtriser. Même lorsque les paramètres internes passent au rouge — surcharge mentale, irritabilité, fatigue, débordements émotionnels — ils continuent d’avancer, de tenir, de compenser. À l’extérieur, rien ne se voit. À l’intérieur, le « cockpit » est saturé : trop d’informations, trop de responsabilités, trop de tension, trop peu de marge.

Le pilote reste en poste, maintient le processus, serre les dents pour garder le fonctionnement du système au nominal. Mais cette stratégie a un coût. Car la capacité à gérer ces moments dégradés fait la différence entre un processus interne qui tient encore debout… et le crash, le shutdown, l’effondrement silencieux que personne n’a vu venir. Et la limite s'approche chaque jour davantage, les marges d'action se réduisent.

Quand les paramètres internes passent au rouge

Pour beaucoup d’hommes, c’est toujours la même mécanique. Tant que tout tient, tant que la colère reste contenue, tant que la charge mentale est supportable, ils pensent pouvoir gérer seuls.

Mais quand les paramètres internes s’affolent — irritabilité, débordements émotionnels, surcharge mentale — la situation peut basculer très vite.

C’est précisément là que le Centre de Ressources pour Hommes intervient et peut vous aider.

Prévenir l’épuisement professionnel masculin

Le Centre de ressources pour hommes c'est de la prévention active : comprendre ce qui sature, ce qui déborde, ce qui s’accumule jusqu'à épuiser de l'intérieur.

L’objectif est simple : éviter que la pression professionnelle, la charge mentale et les tensions émotionnelles ne conduisent à la rupture, au mal‑être, ou à des réactions qui dépassent l’homme lui‑même et ne le conduisent à une dépression sévère.

Prévenir l’épuisement professionnel, c’est intervenir avant la rupture. C’est repérer les signaux d’alerte, comprendre les logiques internes qui s’emballent, agir au bon endroit et au bon moment pour alléger la charge mentale et faire redescendre progressivement les débordements — comme un véritable plan de descente de charge.

Mais là comme ailleurs, c'est surtout faire confiance à un professionnel, quand les voyants internes passent au rouge quand tout vacille, que plus rien ne tient, que le couple bat des ailes s'essouffle et part en vrille, ce n'est pas un manque de volonté, c'est un système saturé, alors vous aussi, ne pensez pas que le métier de psychologue est simple , ne sert à rien, réduisez un peu de votre égo, faites nous confiance, nous allons vous ramener à bon port.  Pas de stress, pas de panique, autour de vous, il y a des professionnels contactez-les,,...  contactez-moi

Article dans le Parisien   , RTBF.be  ,

Dr Grijalvo