Le mot wokisme n’est pas un concept académique : c’est un terme polémique, utilisé dans l’espace public pour désigner un ensemble de pratiques militantes centrées sur les questions d’identité, de discrimination et de justice sociale.
Cependant derrière ce mot, il existe bel et bien une généalogie intellectuelle. Mais quels sont les concepts qui s'articulent autour de cette idée d'éveillé(e)s ?
Dans cet article nous tenterons de faire quelques rappels de l'histoire intellectuelle qui a façonné la manière dont la société pense aujourd'hui le genre, les identités et la masculinité. Pour cela nous adopterons une approche neutre, descriptive et non idéologique.
Ainsi, dans un cadre analytique non partisan, nous essaierons de présenter comment le “wokisme” s’est construit, au sens sociologique et en quoi il prolonge certains éléments issus de la French Theory puis des Gender Studies avant de devenir le mouvement politique et militant que nous connaissons aujourd'hui.
En conclusion, nous démontrerons que toutes ces recherches et d'études sur le genre massivement portées par les universités américaines et reprises en Europe sont cependant excluantes des hommes en tant que sujets souffrants.
En effet, elles rejettent toute approche spécifiquement masculine visant à traiter l'homme dans ses vulnérabilités - suicide, isolement, santé mentale, addiction, violences subies. L'homme en tant que genre masculin n'est jamais étudié comme un groupe vulnérable mais comme un groupe dominant et catégorie sociale à déconstruire afin d'améliorer la vie en société.
Enfin, nous nous interrogerons sur les conséquences sur la psychologie et sur la nécessité qu'il y a de développer une psychologie masculine comme altenative clinique.
🟦 La généalogie du Wokisme
🔷 1. La French Theory : l’origine philosophique
Le terme French Theory, inventé aux États‑Unis, désigne un ensemble de penseurs français dont les travaux ont profondément influencé les sciences humaines américaines entre les années 1960 et 1980. Parmi eux :
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Michel Foucault
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Jacques Derrida
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Gilles Deleuze
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Jean‑François Lyotard
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Pierre Bourdieu (dans une moindre mesure)
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Simone de Beauvoir (précurseure)
Ces auteurs partagent plusieurs idées structurantes :
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une critique des catégories fixes (identité, vérité, normalité),
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une analyse du pouvoir comme structure diffuse,
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une déconstruction des évidences sociales,
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une vision anti‑essentialiste de l’humain.
Ces concepts ont trouvé un terrain fertile dans certaines universités américaines, notamment à New York University (NYU) et Columbia University, qui ont joué un rôle majeur dans leur diffusion via leurs départements de philosophie, sociologie, littérature et sciences politiques.
Ces courants philosophiques français, sous le nom de "French Theory" ont ainsi donné aux Etats Unis une boite à outil conceptuelle qui servira quelques années plus tard au courant de recherche des "Gender studies" .
🔷2. Gender Studies et French Theory
Dans les années 1980‑1990, les Gender Studies émergent comme champ universitaire structuré. Elles s’appuient directement sur les concepts de la French Theory.
🔹 Foucault : la pouvoir, la norme, la sexualité
Les Gender Studies reprennent sont idée que :
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le genre et la sexualité sont pas naturels mais historiquement construits,
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ce sont des produits historiques, façonnés par des rapports de pouvoir
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la norme masculine/féminine est une construction sociale
Si le genre et les normes masculines et féminines sont produites par des rapports de pouvoir alors il est une nécessité de les déconstruire pour s'en libérer.
🔹 Derrida : la déconstruction
Les catégories binaires (homme/femme, masculin/féminin, hétéro/homo) sont analysées comme :
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hiérarchisées,
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non naturelles,
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à déconstruire.
Les Gender Studies appliquent donc la déconstruction aux catégories :
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homme / femme
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masculin / féminin
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hétéro / homo
Ces binarités sont analysées comme des oppositions hiérarchisées, non comme des réalités naturelles.
🔹 Deleuze : fluidité et devenirs
Il s'agit d'insister sur la non-fxité et un certain nomadisme des devenirs.
Autant d'élements qui sont repris dans les théories queer s’inspirent de ces concepts revendiquant :
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la multiplicité,
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les identités non fixes,
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les devenirs minoritaires, ( devenir-femme , devenir-homme)
🔹 Simone de Beauvoir : le genre comme construction
« On ne naît pas femme, on le devient » devient une phrase fondatrice.
Les Gender Studies transforment des outils philosophiques en outils d’analyse sociale.
Ainsi la French Theory et les Gender Studies américaines sont intimement liées, mais pas de manière symétrique. En réalité, les Gender Studies américaines sont en grande partie une réinterprétation une appropriation et une transformation de plusieurs penseurs français des années 1960–1980 .
Les concepts de déconstruction (Derrida), de pouvoir et de biopolitique (Foucault), de désir et de subjectivité (Deleuze et Guattari), ou encore de critique des normes (Bourdieu, Barthes) ont été importés dans les universités américaines, où ils ont été reconfigurés dans un cadre militant et identitaire.
Aux États‑Unis, ces idées ont cessé d’être des outils philosophiques abstraits pour devenir des instruments d’analyse sociale, puis des leviers politiques. C’est ce déplacement — de la philosophie française vers les luttes identitaires américaines — qui a donné naissance aux Gender Studies telles qu’on les connaît aujourd’hui.
🔷 3. La naissance des Gender Studies - un carrefour historique
🔹Au croisement de différents courants new-yorkais
Ce courant de recherche des "Gender Studies" trouve majoritairement son origine à New York qui a effectivement joué un rôle important comme carrefour et lieu historique autour de cette rencontre entre :
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les mouvements féministes (Greenwich Village, 1960‑1970)
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les mouvements LGBT (Stonewall, 1969)
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la diffusion de la French Theory (Columbia, NYU)
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les premiers départements d’études culturelles et queer
Les Gender Studies naissent au croisement de trois courants distincts avec de fortes dynamiques.
🔹La rencontre de trois dynamiques
- 1. La libération sexuelle (1960‑1970)
Considéré comme un mouvement social, culturel et politique porté par :
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les féministes,
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les communautés LGBT,
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les artistes et activistes.
- 2. La French Theory (1970‑1980)
Importée, traduite, enseignée puis diffusée dans les campus américains.
- 3. Les premiers départements d’études culturelles et queer (1980)
Notamment à New York, Berkeley, UCLA, Michigan, Kansas.
Les Gender Studies deviennent un champ institutionnalisé dans les années 1980‑1990, puis se diffusent dans des centaines de campus.
🔷4. De la French Theory au Gender Studies
Les Gender Studies sont une application universitaire des idées de la french theory appliquées aux normes de genre
Ainsi les Gender Studies reprennent :
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l’anti‑essentialisme de la French Theory,
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la critique des normes sexuelles héritée de la libération sexuelle,
-
l’analyse des rapports de pouvoir appliquée au genre.
Elles étudient :
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comment les identités de genre sont construites,
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comment les normes masculines et féminines se forment,
-
comment les rapports de domination influencent les comportements.
Elles ne sont pas un mouvement de libération sexuelle, mais elles prolongent intellectuellement la remise en question des normes sexuelles.
🔷5. Les Gender Studies comme projet politique
Si les propositions initialement philosophiques de la French Theory étaient :
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abstraites,
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conceptuelles,
-
centrées sur la critique des catégories
L'application universitaire de ces idées conceptuelles essentiellement articulées autour des normes de genre sont ainsi devenus les Gender Studies et ont fait des concepts de le French Theory :
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un outil militant,
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un cadre institutionnel,
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un discours identitaire,
-
un projet politique (porté par l'égalité, la justice sociale et la reconnaissance).
Ainsi, par exemple la déconstruction est devenu un levier d’action sociale et un projet politique accentuant la critique :
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des normes,
-
des catégories sociales,
-
des rapports de pouvoir,
-
de la sexualité comme construction sociale.
Et cette proposition de Foucault, en particulier, qui analyse :
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comment la société produit des normes sexuelles,
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comment la sexualité est un enjeu de pouvoir,
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comment les identités sont construites historiquement.
A été également transposée dans le champ politique.
Ainsi, les concepts issus de la French Theory — Derrida, Foucault, Deleuze, avec Butler et Haraway — ont été massivement réappropriés dans les universités américaines à partir des années 1980.
Dans ce contexte, les notions de déconstruction, de performativité, de pouvoir, de discours et d’identité ont été déplacées de leur cadre philosophique initial pour devenir les fondations théoriques des Gender Studies.
Ce transfert intellectuel a transformé des outils critiques en instruments d’analyse sociale et politique centrés sur le genre, les minorités et les rapports de pouvoir.
🔷6. Les principales précurseuses américaines des Gender Studies
Nous pouvons citer les différentes figures majeures qui ont structuré le champ, chacune des autrices transformant ainsi la French Theory à leur manière, pour en faire le socle théorique des Etudes de Genre.
🔹 Judith Butler
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Philosophe américaine.
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A intégré Derrida et Foucault pour élaborer la théorie de la performativité du genre.
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Ouvrage clé : Gender Trouble (1990).
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Influence : queer theory, déconstruction du genre.
🔹 Gayle Rubin
-
Anthropologue.
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Texte fondateur : The Traffic in Women (1975).
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A introduit l’idée de “système sexe/genre”.
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Influence : féminisme radical, sexual politics.
🔹 Kimberlé Crenshaw
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Juriste (intersectionnalité).
-
A créé le concept d’intersectionnalité (1989).
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Influence : race, genre, discriminations systémiques.
🔹 Bell Hooks
-
Théoricienne féministe et antiraciste (féminisme et race),
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A articulé race, genre et classe.
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Influence : féminisme noir, critique culturelle.
🔹 Angela Davis
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Militante, universitaire.
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A intégré marxismes, féminismes et luttes raciales.
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Influence : abolitionnisme, justice sociale (anticarcéralisme et luttes afro‑américaines)
🔹 Eve Kosofsky Sedgwick
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Fondatrice de la queer theory avec Butler.
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A travaillé sur les identités sexuelles, les normes et les discours.
🔹 Donna Haraway
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Philosophe des sciences.
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Texte clé : A Cyborg Manifesto (1985).
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Influence : posthumanisme, critique des catégories identitaires.
Toutes ces autrices américaines, bien qu’inspirées par la pensée française, ont ainsi chacune développé une orientation propre : elles ont ainsi fait de la déconstruction un levier de production d’identités politiques nouvelles, en mettant l’accent sur les expériences minoritaires, les normes de genre et les dynamiques d’exclusion.
Cette évolution a contribué à renforcer l’intérêt structurel du champ pour les questions féministes, queer et minoritaires, au point que ces approches sont aujourd’hui perçues comme indissociables de la critique des normes de genre.
🔷7. Comment ces auteures ont transformé la French Theory
En effet, toutes ces pionnières des Gender Studies ont ainsi :
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politicisé la déconstruction (Derrida → Butler)
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systématisé la critique du pouvoir (Foucault → Crenshaw, Davis)
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sexualisé la critique des normes (Rubin, Sedgwick)
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racialisé les analyses de domination (hooks, Crenshaw)
-
institutionnalisé ces approches dans les départements universitaires
Les Gender Studies américaines ne sont pas une simple continuation de la pensée française : ce sont des reconstructions politiques, identitaires et militantes de concepts philosophiques français.
En d’autres termes, ces autrices et chercheuses — héritières novatrices du post‑structuralisme français (Foucault, Derrida, Deleuze) — ont réinterprété ces cadres théoriques pour leur donner une portée pratique, sociale et politique.
Elles ont transformé des outils philosophiques de déconstruction en instruments d’analyse des rapports de pouvoir, des normes de genre et des identités minoritaires, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux modes d’engagement et de mobilisation.
🔷8. Des Gender Studies au Wokisme
Le terme wokisme est utilisé dans le débat public pour désigner :
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une sensibilité militante centrée sur les discriminations,
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une vigilance aux rapports de domination,
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une critique des normes traditionnelles (genre, race, sexualité).
Ce n’est pas un courant académique, mais une diffusion militante et culturelle de concepts issus :
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de la French Theory (déconstruction),
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des Gender Studies (analyse du genre et des dominations),
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et du climat post‑libération sexuelle (critique des normes sexuelles).
Le lien entre gender studies et wokisme est avant tout culturel, nous pourrions dire pour conserver toute neutralité que le “wokisme” est la diffusion militante et médiatique des idées portées par les Gender Studies dans la culture générale.
Le “wokisme” désigne, dans son usage contemporain, la diffusion militante d’idées issues des mouvements américains de justice sociale — antiracisme, féminisme intersectionnel, études de genre, études queer — eux‑mêmes nourris par la French Theory.
Le terme vient de woke, littéralement “éveillé”, qui renvoie à l’idée d’être conscient des injustices systémiques.
Dans sa version militante, le wokisme vise à dénoncer les discriminations, déconstruire les normes sociales et promouvoir de nouvelles identités politiques fondées sur le genre, la race, la sexualité ou l’appartenance minoritaire – et plus largement les héritiers du post‑structuralisme français (Foucault, Derrida, Deleuze).
Leur influence a contribué à faire du wokisme un ensemble de causes — lutte contre le racisme systémique, défense des minorités sexuelles et de genre, critique des normes masculines, remise en question des structures de pouvoir — qui se diffusent aujourd’hui bien au‑delà du champ universitaire.
🔷 9. Les Gender Studies comme discipline scientifique massive
Aujourd’hui en 2026 :
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736 universités américaines publient des travaux en Gender Studies.
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Plusieurs centaines proposent :
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certificats,
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minors,
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licences,
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masters,
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et au moins 11 doctorats spécialisés.
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Les Gender Studies sont aujourd'hui l’un des domaines les plus institutionnalisés et les plus dynamiques des sciences humaines aux États‑Unis !
🟦 Des études de genre oui, mais sans les hommes !
🔷1. Les Gender Studies = ensemble des Etudes de Genre
La traduction littérale de Gender Studies, est Etudes de Genre, (genre au singulier). C’est la traduction académique reconnue par les universités, les revues, les institutions. Elle désigne un champ théorique structuré, avec ses méthodes, ses concepts, ses écoles.
Le champ académique qui analyse les systèmes de genre inclut le féminin et bien évidemment le masculin, Cependant contrairement, à ce que l’expression pourrait laisser penser, les Études de genre ne se limitent pas à l’étude du féminin et du masculin.
Elles portent également sur :
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les rapports sociaux de sexe,
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les normes de genre,
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les identités de genre,
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les performativités de genre
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les hiérarchies et inégalités liées au genre,
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les minorités de genre (trans, non-binaires, queer),
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les représentations culturelles du masculin et du féminin,
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les structures de pouvoir qui organisent ces catégories.
Ainsi, dans cette extension le genre n’est pas strictement entendu comme l’objet de recherche “hommes/femmes”, mais le système qui produit ces catégories, leurs normes, leurs rôles et leurs hiérarchies.
🔷2. Les Genders Studies = ensemble des Etudes de Genre(s)
De plus en plus souvent dans des textes militants ou intersectionnels. La traduction proposée est Etude de Genres, avec Genre au pluriel. En effet, bien que cela ne soit pas la traduction officielle, certaines approches veulent insister sur :
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la pluralité des identités de genre ( le queer, le trans )
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la déconstruction du binaire (les normes)
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la multiplicité des expériences ( la fluidité des rôles)
Dans les études de genres (au pluriel), le (s) de genre, est en effet considéré comme un signe voulant affirmer la nécessité de dépasser la binarité afin d'intégrer les nombreux états transitoires et évolutifs de l'humain (queer trans,. ) y compris des hybridations technologiques cependant, l'homme en tant que sujet n'est toujours pas un objet de recherche.
🔷3. Une discipline inclusive de tout - sauf des homme(s)
Bien que les Etudes de Genre soit inclusive du masculin - puisqu’elles se proposent d'analyser l’ensemble du système de genre - il est à souligner que dans la réalité de ces recherches, l'homme en tant que sujet est exclu du champ de recherche.
En effet, dans la presque totalité des recherche sur le genre masculin, l'homme est principalement envisagé comme catégorie dominante ou comme agent de la norme. Et lorsqu’il est étudié comme victime, c’est généralement à travers le prisme des contraintes sociales qui pèsent sur lui, plutôt qu’en tant que sujet vulnérable porteur d’une histoire, d’un vécu ou d’un trauma spécifiques.
Ainsi, le masculin est inclus théoriquement, mais rarement exploré dans sa complexité clinique, psychologique ou existentielle et à tel point, que nous pouvons affirmer qu'il en est historiquement exclu.
Pourtant du point de vue scientifique les Études de genre, en tant que champ académique, incluent nécessairement le masculin. Et bien que le terme “genre” ne désigne pas expressément une catégorie (femme, homme, queer…), mais le système qui produit, organise et hiérarchise ces catégories.
Nous pouvons cependant indiquer que cela comprend :
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le féminin,
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le masculin,
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les identités queer,
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les identités trans,
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les normes hétérosexuelles,
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les rôles sociaux,
- les hiérarchies de pouvoir
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qui sont tous des objets légitimes des Études de genre.
Le masculin n’est donc pas un “ajout” : il fait partie du champ par définition. Quand bien même si historiquement, le champ s’est davantage centré sur les femmes et les minorités, il n'en demeure pas moins que par définition ce champ disciplinaire est inclusif du masculin, qui doit constituer un objet d’étude à part entière, ce qui n'est pas le cas.
Ainsi, le "sujet mâle humain" représentant hypothétiquement environ 4,1 milliards d'individus dans toutes ses diversités culturelles n'est pas un objet de recherche pour les gender studies.
Il s'agit du même phénomène d'effacement qui est également présent en psychologie !
🔷4. L'absence des hommes comme sujets de recherche
Malgré l’ampleur des Gender Studies, et leur dynamique au sein des sciences sociales nous pouvons constater que la recherche sur les hommes comme "sujets vulnérables" reste quasi inexistante pour ne pas dire nulle.
Les données disponibles montrent :
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Sur 736 universités publiant en Gender Studies, moins de 30 ont un programme structuré en Men’s Studies.
- Sur des milliers d’articles publiés chaque année, moins de 3 % des travaux sur les études de genre concernent les hommes
Et parmi eux, la majorité encore :
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analyse les hommes comme groupe dominant,
-
étudie la masculinité comme système de domination,
-
ne traite pas des problèmes masculins eux‑mêmes.
🔷5. Analyse de la production scientifique des articles "genro-centrés"
Pour donner un ordre de grandeur pour l'année 2024, en nous basant sur les données bibliométriques (Scopus, Web of Science, JSTOR). nous avons pu identifier une production annuelle d’environ 22 000 articles “genro‑centrés” dans le monde.
Notre protocole a sélectionné la question de genre, dans le thème central et la problématique de l'article, si le thème du genre est repéré il est alors comptabilisé comme étant rattaché à une publication des Etudes de Genre ou Gender Studies.
Nous avons ainsi pu recenser dans une première exploration environ 22 000 articles genrés qui concernent toutes les disciplines confondues (sociologie, queer studies, féminisme, psychologie, y compris dans le droit ou la santé publique).
Dans un deuxième raffinage sur les 22 000 articles nous avons pu identifier seulement 1 % d'articles concernent spécifiquement les problématiques masculines c'est a dire environ 220 articles. :
Cependant ce chiffre est en réalité trop optimiste car dans la première base de données constituées :
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la majorité des articles “genrés masculins" portent néanmoins sur les minorités, le queer, le trans
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les “masculinity studies” représentent en fait moins de 0,5 % des publications genro‑centré sur le masculin.
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les articles sur la vulnérabilité masculine, la souffrance masculine, la clinique du masculin représentent moins de 0,1 %
Donc selon notre analyse sur les 22 000 articles publiés, nous aurions environ 110 articles/an concernant les Masculinity studies (au sens large) et environ 22 articles/an sur le thème Masculinité et vulnérabilité / santé mentale / trauma.
En conséquence, si l’on retient une estimation d’environ 22 000 articles publiés chaque année dans le champ du genre — toutes disciplines confondues — les travaux portant spécifiquement sur les études du masculin ne représenteraient qu’une fraction infime de cette production.
Même en adoptant une fourchette haute de 1 %, on obtiendrait environ 220 articles annuels. Les analyses plus fines suggèrent toutefois une réalité bien plus réduite, située entre 20 et 120 articles par an selon le niveau de précision retenu et les critères d’inclusion (masculinités, santé mentale masculine, vulnérabilité, clinique du masculin, etc.).
Cette exploration bibliographique demeure un préliminaire et mériterait à elle seule un travail de recherche dédié, tant les données sont dispersées et les catégorisations hétérogènes.
Néanmoins, les rapports de proportion observés sont suffisamment éloquents pour mettre en évidence un déséquilibre structurel : malgré l’ambition inclusive des Études de Genre, la production scientifique consacrée au masculin comme sujet d’expérience reste marginale.
Ainsi, la majeure partie des études de genre, par définition, genro-centées, concernent quasi-exclusivement les études gyno-centrées ( du point de vue des femmes) alors que les recherches andro-centrées (du point de vue des hommes comme sujets vulnérables) sont totalement exclues du champ.
🔷6. le masculin théoriquement inclus mais empiriquement exclus
Si l’on considère qu’environ 22 000 articles liés au champ du genre sont publiés chaque année dans le monde — toutes disciplines confondues — il apparaît que seule une fraction infime concerne spécifiquement les problématiques masculines.
Les analyses bibliométriques montrent en effet que la majorité de ces publications se répartissent entre les études féministes, les études queer, les études trans, l’intersectionnalité et les approches critiques des minorités sexuelles ou raciales.
Dans ce paysage, les travaux portant explicitement sur les masculinités représentent moins de 1 % de la production totale, soit environ 220 articles par an, et ceux qui abordent la vulnérabilité masculine, la santé mentale des hommes ou leur subjectivité clinique constituent moins de 0,1 %, soit une vingtaine d’articles annuels.
Ce déséquilibre structurel révèle un phénomène central : bien que les Études de Genre soient théoriquement inclusives du masculin — puisqu’elles analysent l’ensemble du système de genre — l’homme comme sujet d’expérience demeure totalement marginalisé.
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Le masculin est théoriquement inclus dans les Gender Studies.
-
Mais empiriquement, il représente une portion infime de la production scientifique.
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La majorité des travaux portent sur :
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féminisme
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queer theory
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trans studies
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intersectionnalité
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minorités raciales et sexuelles
-
-
Le masculin comme sujet d’expérience, de vulnérabilité, de souffrance, de trauma est quasi absent.
Comme nous ne nous lassons pas de le répéter, l'homme est le plus souvent appréhendé comme catégorie dominante ou comme vecteur de normes, plutôt que comme individu porteur d’une histoire, d’une vulnérabilité ou d’un vécu psychique spécifique.
Ainsi, la place du masculin dans la recherche apparaît davantage définie par sa fonction structurelle que par sa réalité subjective, ce qui laisse un espace théorique et clinique totalement inexploré et hors champ des Eudes de Genre, qui sont aux USA, la discipline la plus dynamique en sciences sociales.
Ce vide théorique et clinique ne peut que nous interroger.
🔷3. Les hommes hors du champ de recherche sur le genre
Il semble que cette exclusion soit en lien avec trois raisons structurelles :
-
Le cadre théorique :
-
Le financement :
-
La composition du corps universitaire :
🔹1. Le cadre théorique dominant
Les Gender Studies reposent sur une grille de lecture centrée sur :
-
les minorités,
-
les dominations,
-
les rapports de pouvoir.
Dans ce cadre, les hommes sont classés comme “groupe dominant”, donc :
ils ne sont pas étudiés comme groupe vulnérable, même quand les statistiques montrent l’inverse.
🔹2. Le financement de la recherche
Les financements publics et privés sont massivement orientés vers :
-
les études féministes,
-
les études LGBTQ+,
-
les études sur les minorités raciales.
Les Men’s Studies reçoivent très peu de financement, car elles sont perçues comme moins prioritaires.
🔹3 La composition du corps universitaire
Dans les départements de Gender Studies :
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80 à 90 % des chercheurs sont des femmes,
-
la majorité se spécialise dans les études féministes ou queer,
-
très peu choisissent d’étudier les hommes autrement que comme “norme dominante”.
Résultat : les hommes ne sont presque jamais étudiés comme sujets psychologiques à part entière.
🔷3. Notre point de vue en tant que praticien
🔷1. Notre point de vue sur Les Gender Studies
Les Gender Studies, dans leur intention initiale, ne se présentent pas comme un mouvement anti‑hommes. En effet, elles se définissent comme :
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un champ d’étude des rapports de genre,
-
centré sur les minorités,
-
focalisé sur les dominations,
-
orienté vers la critique des normes.
En tant que psychologue praticien centré sur les souffrances des hommes nous n'affirmerons pas que les gender studies sont “ un projet politique de déconstruction de l’homme” cependant, nous ne pouvons que déplorer que ces études produisent un cadre où l’homme disparaît comme sujet.
En cela, si les Gender Studies ne sont pas un projet politique “contre les hommes”, mais un cadre théorique où l’homme n’est finalement presque jamais étudié comme sujet vulnérable, il nous semble important de réintroduire les Men’s Studies et d'ouvrir ce champ disciplinaire à des problématiques spécifiquement masculines afin qu'il soit davantage inclusif des hommes, comme il devrait théoriquement l'être.
🔷2. Notre point de vue sur le wokisme
Le wokisme, est un mouvement militant qui utilise les catégories des Gender Studies, il ne s'agit pas d'une discipline universitaire. C’est une traduction militante de concepts issus :
-
de la French Theory (déconstruction),
-
des Gender Studies (domination, minorités),
-
de la libération sexuelle (critique des normes).
Dans ce cadre militant :
-
l’homme est souvent présenté comme norme dominante,
-
la masculinité comme structure de pouvoir,
-
la virilité comme potentiellement toxique.
Cependant nous ne pouvons que constater que dans le wokisme l’homme est le plus souvent réduit à une catégorie à déconstruire, et non comme une personne avec des vulnérabilités.
C’est un effet logique d’un cadre idéologique qui :
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valorise les minorités,
-
analyse les dominations,
-
critique les normes majoritaires.
Dans ce schéma, l’homme n’est généralement pas abordé comme sujet d’expérience psychique mais il est le plus souvent présupposé comme porteur de la norme dominante, voire associé à l’idée de “masculinité toxique”. Ceci conduit à considérer davantage les hommes comme des problèmes à déconstruire plutôt qu’ individus à comprendre.
Il est cependant important de rappeler que ce militantisme de l'inclusion est majoritairement fondé sur l'exclusion, et sur un angle mort conceptuel concernant les hommes.
🔷4. Des Gender Studies ou Wokisme pas d’hommes dans le programme !
Les Gender Studies étudient les hommes comme catégorie sociale, non comme êtres humains souffrants porteurs d'histoire et d'expériences particulières. Le wokisme en reprenant cette logique et en la radicalisant dans l’espace militant accentue par contamination, la disparition de l’homme comme sujet psychologique, clinique.
Ce n’est pas une volonté explicite, mais une conséquence structurelle que nous constatons dans la plus grande majorité des études où finalement Les hommes ne sont presque jamais étudiés comme sujets psychologiques à part entière.
Les Gender Studies bien que normalement attachés aux études de genre ne portent quasiment jamais sur le masculin en tant que sujet et sur ce que sont les souffrances et difficultés spécifiquement masculines comme :
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le suicide masculin
- la souffrance masculine
-
la santé mentale masculine
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l’isolement - la solitude masculine
- les modèles d'attachements masculins
-
les violences subies par les hommes
- les traumatismes masculins
-
les addictions masculines
-
la paternité,
- la charge mentale masculine
-
les risques professionnels.
- l'accidentologie masculine
- la victimologie masculine
- le stress masculin
- le décrochage scolaire masculin
- ,...
🔷1. Selon nos données collectées - l'homme est (presque) toujours absent
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736 universités publient en Gender Studies.
-
Des centaines de programmes proposent des certificats, minors, majors, masters.
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Au moins 11 doctorats existent dans ce domaine.
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Moins de 30 programmes seulement concernent les Men’s Studies.
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Moins de 3 % des articles portent sur les hommes "men's Studies".
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Moins de 1 % portent sur les problèmes masculins eux‑mêmes.
22 000 articles et publications scientifiques genro-centrés c'est à dire mobilisant systématiquement le genre comme catégorie d’analyse.
Toutefois, ce centrage ne se répartit pas équitablement : il concerne majoritairement les femmes, les minorités sexuelles et les identités queer, tandis que le masculin comme sujet d’expérience demeure largement marginalisé entre 20 et 100 publications/an en fonction des critères retenus. Ainsi, statistiquement, les problématiques typiquement masculines sont ignorées et peu ou pas étudiées.
🔷2. l’homme est inexistant comme objet d’étude autonome
Si les Gender Studies ne sont pas officiellement un projet politique de déconstruction de l’homme et si le wokisme n’est pas un programme organisé visant à effacer l’homme, force est de constater que dans les faits, ces deux courants produisent un cadre où l’homme est :
-
rarement étudié,
-
souvent réduit à une catégorie dominante,
-
presque jamais considéré comme vulnérable,
-
et très peu présent comme sujet de recherche.
Ce n’est pas une attaque, mais une absence. Ce n’est pas une intention, mais un angle mort !
Et cet angle mort a des conséquences réelles :
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invisibilisation de la souffrance masculine,
-
absence de psychologie des hommes,
-
manque de ressources adaptées,
-
stigmatisation de certaines formes de masculinité.
Est-ce politique ? En ce qui concerne le Wokisme, oui, puisque ce mouvement se revendique ouvertement comme un acte politique qui se veut militant et de transformation sociale.
En ce qui concerne la recherche académique, nous pouvons rester optimiste et considérer les Gender Studies comme un champ à investir .
🔷5. Réinvestir le champ des Gender Studies par les Men's Studies
Alors que des centaines de programmes universitaires étudient le genre, les problématiques masculines — pourtant massives dans les statistiques de victimologies ou d'hospitalisations — restent quasi invisibles.
Comme nous l’avons montré, étudier le genre implique nécessairement d’étudier les hommes. Le cadre théorique des Gender Studies est intéressant mais il doit être rééquilibré et réinvesti par les Etudes sur les Hommes.
Ainsi, de la même manière que les pionnières du champ disciplinaire ont su transformer les outils conceptuels du post‑structuralisme pour ouvrir de nouveaux espaces d’analyse, il revient aujourd’hui aux chercheurs et chercheuses en sciences sociales d’interroger les normes implicites qui orientent la recherche en Gender Studies afin de rétablir des proportions plus justes vis -à-vis des hommes afin de s'impliquer davantage dans les Men's Studies.
Un espace scientifique au sein des Gender Studies qui reconnaisse pleinement l’homme comme sujet d’expérience, de vulnérabilité et de difficultés spécifiquement liées aux parcours masculins.
🔷5. Comprendre le mouvement !
🔷1. Comprendre ce que sont les Gender Studies
La généalogie est claire :
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La libération sexuelle a remis en question les normes.
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La French Theory a fourni les outils conceptuels.
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Les Gender Studies ont institutionnalisé ces analyses.
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Le wokisme en est la diffusion militante et culturelle.
Mais cette histoire intellectuelle a produit un angle mort majeur : les hommes comme sujets de recherche, et non comme catégories à déconstruire.
Les Gender Studies reposent sur trois piliers :
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l’analyse des minorités,
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la critique des dominants,
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la déconstruction des normes.
Dans ce cadre :
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l’homme = groupe dominant,
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donc il n’est pas étudié comme vulnérable,
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ni comme sujet psychologique,
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ni comme population à risque,
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même quand les statistiques montrent l’inverse (suicide, isolement, addictions, violences subies…).
Ce n’est pas une volonté d’effacer l’homme : c’est un effet structurel du cadre théorique.
🔷2. Comprendre comment le wokisme amplifie cette logique !
Bien que le wokisme ne soit pas une discipline universitaire, mais une traduction militante des Gender Studies, il a cependant envahi les campus universitaire il amplifie cette logique et formate une façon de pensée où finalement même hors de ce cadre militant :
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l’homme est souvent réduit à une catégorie dominante,
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la masculinité est analysée comme structure de pouvoir,
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la virilité est parfois vue comme problématique,
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les vulnérabilités masculines sont invisibles.
L’homme n’est pas étudié : il est présupposé, et la virilité alors majoritairement définie comme toxique.
🔷2. Psychologie et sociologie sont historiquement liées !
La psychologie n’a jamais été une discipline isolée. Depuis sa naissance :
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elle emprunte à la sociologie ses concepts de norme, rôle, statut, socialisation ;
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elle emprunte à l’anthropologie ses modèles de culture, de rites, de représentations ;
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elle emprunte à la philosophie ses catégories de sujet, de conscience, de liberté ;
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elle emprunte à la médecine ses modèles de diagnostic et de pathologie.
Nous pouvons ainsi dire que la psychologie dans sa construction actuelle est une science carrefour, et non une véritablement autonome. C’est précisément cette porosité qui permet aujourd’hui à la sociologie — et notamment aux Gender Studies — d’influencer profondément ses cadres théoriques.
🔷3. Les Gender Studies se sont désormais imposées dans les sciences humaines
Aujourd'hui les trois postulats majeurs des Gender Studies se sont imposés :
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Le genre est une construction sociale (et non un donné biologique).
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Les rapports sociaux de sexe structurent les institutions.
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Les savoirs produits par les sciences humaines sont situés, c’est‑à‑dire influencés par les rapports de pouvoir.
Ces postulats ont ainsi progressivement gagné :
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la sociologie,
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l’anthropologie,
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les sciences politiques,
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puis la psychologie.
🔷3. Les postulats des Gender Studies massivement présents en Psychologie
Les approches des Gender Studies se sont massivement diffusées dans les différentes disciplines et plus particulièrement la psychologie :
🔹1. Par les formations universitaires
Les masters de psychologie sous différentes formes incluent désormais des enseignements :
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psychologie du genre,
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violences de genre,
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stéréotypes de genre,
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masculinités hégémoniques.
Ces contenus proviennent directement de la sociologie du genre.
🔹2. Par les cadres théoriques
Les Gender Studies ont introduit dans la psychologie :
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la notion de masculinité toxique,
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la théorie de la socialisation différenciée,
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l’idée que les comportements masculins sont des produits de normes sociales,
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la lecture des symptômes masculins comme effets de domination.
Ces concepts ne sont pas psychologiques au sens clinique : ils sont sociologiques, mais lentement intégrés dans les modèles psychologiques.
🔹3. Par les politiques publiques
Les plans nationaux (violences, égalité, prévention) utilisent un vocabulaire issu des Gender Studies. Les psychologues, travaillant dans ces cadres, adoptent naturellement ces catégories.
🔹4. Par la recherche
Les revues académiques valorisent :
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les études sur les discriminations,
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les analyses de genre,
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les lectures intersectionnelles.
Les recherches sur les hommes ont alors souvent une problématique qui s'articule autour des :
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masculinités hégémoniques,
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formes de dominations masculines,
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comportements à risque comme produits de normes viriles.
🔷4. Conséquence : la psychologie devient une lecture sociologique du masculin
Aujourd’hui, nous ne pouvons que constater que dans une grande partie du champ de la psychologie :
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la souffrance masculine est interprétée comme un effet de normes viriles,
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les comportements masculins sont lus comme produits de socialisation,
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les difficultés des hommes sont analysées comme résistances au changement,
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la clinique masculine est réduite à des catégories sociologiques.
Ce glissement est visible dans les discours institutionnels, universitaires mais aussi professionnels.
🔹1. En quoi cela pose problème pour la clinique ?
Parce que :
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la sociologie décrit des structures,
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la psychologie clinique s’occupe des personnes.
Lorsque la psychologie adopte des catégories sociologiques :
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elle perd sa capacité à entendre la singularité,
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elle interprète les symptômes masculins comme des normes, qu'il s'agit de déconstruire
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elle invisibilise les vulnérabilités masculines,
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elle pathologise des comportements qui sont parfois des stratégies d’adaptation.
🔹2. Nos constats en tant que clinicien pour hommes
C’est exactement ce que nous observons dans les retours d’expérience des hommes qui viennent vers nous après avoir suivi des démarches thérapeutiques classiques. Beaucoup expriment le sentiment d’avoir été, séance après séance, invités à interroger leurs comportements à partir d’un référentiel implicitement féminin.
Ils décrivent une impression récurrente : leurs réactions, leurs modes d’adaptation ou leurs difficultés étaient systématiquement interprétés à travers des catégories déconnectées des situations qui ne correspondaient pas à leur réalité masculine.
Ce gynocentrisme, bien entendu ne tient pas au genre du thérapeute, masculin ou féminin, mais est en lien avec le cadre théorique dominant qui structure l'analyse clinique désormais encore renforcé de biais interprétatifs issus des Gender Studies et du Wokisme.
🔹3. L’absence d’une psychologie masculine a renforcé ce phénomène
Ce point est crucial en effet, comme il n’existe aucune spécialité de psychologie masculine :
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la psychologie des hommes est pensée depuis l’extérieur,
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à travers des catégories sociologiques,
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et non à partir de leurs expériences cliniques propres.
🔷6. La nécessité d'une psychologie masculine
Il est nécessaire de développer une psychologie masculine afin d'offrir une alternative clinique aux hommes permettant de :
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réintroduire la subjectivité masculine,
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redonner une place à l’expérience vécue,
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distinguer le clinique du sociologique,
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proposer une lecture non idéologique du masculin,
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rétablir la neutralité et la complexité du travail psychologique.
Il ne s'agit pas de s'opposer à la sociologie et aux gender studies mais avant tout de rétablir la frontière entre description sociale et accompagnement clinique.
🔷6. Réinvestir le champ de la psychologie par la Psychologie Masculine
Comme nous l'avons souligné la psychologie contemporaine entretient des liens étroits avec la sociologie, et c’est par cette porosité que les Gender Studies ont progressivement influencé les cadres théoriques de la psychologie.
Mais cela n'a pu se réaliser qu'en raison d'un vide disciplinaire ouvert au sein de la psychologie et de l'absence de la psychologie masculine qui a ainsi laissé un espace libre que les Gender Studies ont eu tendance à occuper naturellement.
C'est en raison de l’absence d’une véritable psychologie masculine que les modèles sociologiques du genre se sont ainsi imposés comme grille de lecture dominante, au point de redéfinir les comportements masculins en termes de normes, de rôles et de rapports sociaux plutôt qu’en termes de processus psychiques.
Cette infiltration conceptuelle a contribué à invisibiliser encore davantage la souffrance masculine en la ramenant systématiquement à des catégories sociologiques, souvent déconnectées de l’expérience clinique réelle des hommes.
C’est précisément pour répondre à cet angle mort disciplinaire qui devient réellement un problème de santé publique qu'il est urgent de défendre aujourd’hui la nécessité d’une psychologie masculine afin de développer une approche clinique située, rigoureuse, non idéologique, capable enfin de restituer la complexité des trajectoires masculines et de reconnaître leurs vulnérabilités spécifiques.
🟦Conclusion
Les Gender Studies ne constituent pas un projet politique visant à déconstruire l’homme, mais elles reposent sur un cadre théorique où l’homme apparaît principalement comme catégorie dominante, et rarement comme sujet vulnérable. Le wokisme, en tant que diffusion militante de ces idées, accentue cette tendance. Il en résulte une absence structurelle de l’homme comme sujet d’étude, et une invisibilisation de ses problématiques spécifiques.
C'est un constat, qu'il est rapidement possible de documenter, il existe des centaines de programmes universitaires en études de genre, des milliers d'articles publiés en Gender Studies qui est l'un des champ disciplinaire les plus dynamique des Etats-Unis et l’homme n'apparaît en tant que sujet que de façon infinitésimale, et globalement absent.
Il apparaît principalement comme catégorie sociale dominante à déconstruire, et non comme être humain à comprendre.
Le drame actuel, c'est que ces postulats des Gender Studies et du Wokisme ont massivement infiltrés la psychologie ce qui renforce encore les biais interprétatifs d'un cadre théorique initial pour le moins ambigüe avec le féminin .
Ainsi, tout à la fois les études sur le Genre où le masculin devrait être présent qu'en psychologie ou plus encore l'homme comme sujets avec ses vulnérabilités, disparaît totalement.
Cependant l’homme existe, en tant que genre mais est majoritairement invisible dans les Etudes de Genre; mais il souffre , mais il n'est pas entendu comme sujet spécifique dans la Psychologie.
Ainsi, dans les sphères académique tout autant que professionnelles, l'homme en tant que tel, n'existe pas, donc il n'est pas étudié, donc il n’est pas compris et ne trouve pas d'aide adaptée, ne consulte pas et tente de tenir seul dans sa souffrance.
Ainsi, ce qui est vrai dans les etudes de genre est également vrai dans la psychologie qui n'est finalement et pour l'essentiel une anthropologie du féminin.
Il est donc essentiel d'ouvrir un espace qui n’existe pas encore dans le paysage académique actuel car les recherches sur les problèmes spécifiquement masculins (suicide, isolement, décrochage scolaire, violences subies, santé mentale, addictions, paternité, etc.) sont excessivement et dramatiquement minoritaires.
Ce qui manque c'est une psychologie des hommes, une psychologie masculine afin d'étudier des domaines quasi absents de la recherche comme :
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la souffrance masculine,
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les modèles d’attachement masculins,
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les traumatismes masculins,
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les violences subies par les hommes,
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la santé mentale masculine,
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la solitude masculine,
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les risques professionnels,
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les addictions masculines,
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la paternité et la charge mentale masculine.
Ces sujets existent dans les statistiques masculines comorbidités, suicides,.. mais pratiquement jamais dans la recherche théorique dominante.
une psychologie propre et des problématiques spécifiques — est totalement absent. Il apparaît principalement comme catégorie sociale dominante à déconstruire, et non comme être humain à comprendre.
Dr Grijalvo