TDAH Adulte - Quelles solutions ?

Publié le 18 novembre 2025 à 10:56

Notre programme vous aide à reprendre le contrôle, à retrouver votre concentration et à redevenir acteur de votre vie — sans étiquette, sans fatalisme, avec des stratégies concrètes qui fonctionnent.

Le TDAH adulte n’est pas une fatalité. Nous aidons les hommes à sortir de l’étiquette, à reprendre prise sur votre attention, votre organisation, votre énergie et à redevenir pleinement aligné dans votre vie personnelle et professionnelle.

🟦 Rappel scientifique : qu’est‑ce que le TDAH ?

Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement caractérisé par trois dimensions principales :

  • inattention,

  • impulsivité,

  • hyperactivité (motrice ou mentale).

Il apparaît généralement dans l’enfance et concerne environ 5 % de la population selon les données officielles en France.

Les manifestations varient selon les individus :

  • difficulté à maintenir l’attention,

  • oubli fréquent des tâches,

  • agitation ou besoin constant de mouvement,

  • impulsivité dans les actions ou les décisions.

🟦 La difficulté du diagnostic : un enjeu majeur dans le TDAH chez les hommes adultes

Le diagnostic du TDAH chez l’adulte, et plus encore chez les hommes, reste complexe pour plusieurs raisons. Le trouble ne se présente pas toujours sous une forme évidente, et ses manifestations peuvent être confondues avec d’autres problématiques psychologiques, professionnelles ou relationnelles.

Plusieurs facteurs expliquent cette difficulté :

🔹 1. Une présentation clinique souvent masquée

Chez de nombreux hommes, les symptômes ne ressemblent plus à ceux observés dans l’enfance. L’hyperactivité devient interne, cognitive, ou se transforme en agitation émotionnelle. L’inattention se manifeste par :

  • des oublis,

  • une désorganisation,

  • une difficulté à maintenir l’effort mental,

  • une impulsivité décisionnelle.

Ces signes sont souvent interprétés comme un manque de motivation, un défaut de volonté ou un problème de gestion du stress , mais est-ce pour autant un TDAH.

🔹 2. Une forte capacité de compensation

Beaucoup d’hommes développent des stratégies pour masquer leurs difficultés :

  • surinvestissement professionnel,

  • routines rigides,

  • hypercontrôle,

  • évitement des situations exigeant une attention soutenue.

Ces compensations retardent le diagnostic et donnent l’impression que “tout va bien”, jusqu’à ce qu’un événement déclencheur (épuisement, rupture, surcharge) fasse tout basculer. Mais est-ce pour autant le surgissement d'un TDAH, tardif, non diagnostiqué et non traité ?

🔹 3. Une confusion fréquente avec d’autres problématiques

Le TDAH peut être confondu avec :

  • l’anxiété,

  • la dépression,

  • un trouble de la personnalité,

  • un burn-out,

  • ou simplement un “caractère impulsif”.

Cette superposition rend l’évaluation plus difficile et nécessite une analyse fine du parcours de vie.

🔹 4. Une méconnaissance persistante du TDAH adulte

Dans l'ensemble de la littérature scientifique le TDAH demeure aujourd’hui un trouble principalement identifié chez l’enfant. Dès lors, lorsqu’un homme adulte présente des difficultés d’attention, d’impulsivité ou d’organisation, peut‑on réellement parler de TDAH ?

Faut‑il alors considérer que le TDAH est massivement sous‑diagnostiqué chez l’adulte ? Qu’il s’agit d’une maladie du monde moderne ? Ou bien, au contraire, que le TDAH soit ainsi devenu un « attrape‑tout » commode, une étiquette qui rassure, qui explique tout… et qui risque surtout de conforter le jeune adulte dans ses comportements actuels, retardant encore l’accès à des stratégies réellement adaptées qui lui permettrait de s'engager plus sereinement dans l’action, entamer sa vie d'adulte et quitter cet état d'adulescent.

🟦 Pourquoi le diagnostic du TDAH est si difficile : l’absence de biomarqueur

L’une des principales raisons pour lesquelles le diagnostic du TDAH reste complexe est qu’il n’existe aucun biomarqueur objectif permettant de confirmer le trouble. Contrairement à d’autres conditions médicales, il n’y a :

  • ni prise de sang,

  • ni imagerie cérébrale standardisée,

  • ni test biologique,

  • ni mesure physiologique directe

qui permette d’identifier le TDAH de manière certaine.

Le diagnostic repose donc sur une évaluation clinique, c’est‑à‑dire l’analyse du fonctionnement, du parcours de vie, des comportements et des difficultés rapportées par la personne.

🟦 Conséquences de l’absence de biomarqueur

Cette absence de mesure objective entraîne plusieurs difficultés :

🔹 1. Une forte variabilité des présentations

Le TDAH peut se manifester de manière très différente d’un individu à l’autre. Chez les hommes adultes, il peut prendre la forme de :

  • désorganisation,

  • impulsivité,

  • agitation interne,

  • difficultés relationnelles,

  • instabilité émotionnelle,

  • procrastination chronique.

Sans biomarqueur, ces manifestations peuvent être interprétées comme un trait de personnalité ou un problème de motivation.

🔹 2. Un risque de confusion avec d’autres troubles

Sans indicateur biologique, le TDAH peut être confondu avec :

  • anxiété,

  • dépression,

  • burn‑out,

  • trouble de la personnalité,

  • stress chronique.

Cela complique l’évaluation et nécessite une analyse fine du parcours de vie.

🔹 3. Une dépendance à l’expertise du clinicien

Le diagnostic repose sur :

  • l’entretien clinique,

  • l’observation,

  • les questionnaires,

  • l’analyse des antécédents,

  • la cohérence des symptômes dans le temps.

Cela demande une formation spécifique et une expérience solide, ce qui explique les variations entre professionnels.

🟦 Pourquoi cet éclairage est essentiel

Parce qu’il permet de comprendre que :

  • le TDAH ne peut pas être confirmé par un test unique,

  • le TDAH  nécessite une évaluation rigoureuse, de type intégrative

🔹 1. Nécessité d'une évaluation intégrative  

L'approche clinique intégrative repose sur la collecte de données variées :

  • questionnaires auprès de l’adulte et des parents,

  • antécédents familiaux,

  • évaluations génétiques,

  • résultats de neuro‑imagerie,

  • entretiens avec enseignants et éducateurs,

  • observations cliniques.

Le praticien analyse la cohérence des résultats pour confirmer le TDAH et exclure d’autres causes possibles.

🔹 2. Nécessité pour les patients de mieux comprendre le TDAH  

Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental multifactoriel. Il résulte d’interactions complexes entre facteurs génétiques, cognitifs, neurobiologiques et environnementaux.

Un diagnostic basique repose principalement sur les symptômes comportementaux (inattention, impulsivité, hyperactivité). Mais ces symptômes peuvent être imités ou aggravés par des facteurs externes : manque de sommeil, excès d’écrans, complexité de la familiale,.. . 

C’est pourquoi une évaluation intégrative est indispensable pour éviter les erreurs et poser un diagnostic fiable. Cependant, les difficultés vécues par les hommes ne sont pas imaginaires mais bien réelles, même si elles ne laissent aucune trace biologique.

🟦 Quels traitements sont recommandés pour le TDAH-Adulte

Les recommandations actuelles reposent sur les données issues des autorités de santé et des grandes revues scientifiques. Les traitements varient selon l’âge, la sévérité des symptômes et le contexte de vie.

Nous pouvons distinguer deux formes de traitements validés dits principaux qui sont efficaces l'un et l'autre et accompagné par un traitement secondaire dit de stabilisation.

🔵 1. Les médicaments en traitement principal

Les médicaments sont considérés comme les plus efficaces à court terme, pour réduire immédiatement les symptômes chez l’adulte. Les médicaments sont envisagés uniquement lorsque les symptômes ont un impact significatif sur la vie quotidienne (travail, organisation, relations). La prescription est réservée aux psychiatres et nécessite un suivi régulier.

🔹 1. Médicaments stimulants

  • Méthylphénidate

  • Amphétamines

Ils améliorent l’attention, la concentration et la régulation comportementale. 

Psychostimulants (les plus utilisés)

  • Méthylphénidate (Ritaline, Concerta, Quasym…)

  • Lisdexamfétamine (Elvanse)

Ils agissent sur la dopamine et la noradrénaline pour améliorer : l’attention, la concentration, la régulation cognitive. Efficacité observée chez environ 70 % des adultes selon les données cliniques.

Les stimulants doivent être utilisés strictement selon la prescription, car ils peuvent présenter un risque d’usage détourné et inadapté.

Effets secondaires possibles (généraux) baisse d’appétit, insomnie, nervosité, augmentation du rythme cardiaque ou de la tension, maux de tête, irritabilité. Ces effets varient d’une personne à l’autre et nécessitent un suivi médical strict.

🔹 2. Médicaments non‑stimulants

  • Atomoxétine (considérée comme très efficace chez l’adulte)

  • Guanfacine

  • Clonidine

Ces traitements sont utilisés lorsque les stimulants ne conviennent pas ou provoquent des effets secondaires.

Alternatives non stimulantes utilisées

  • Atomoxétine (Strattera)

  • Guanfacine (Intuniv – hors AMM adulte

Effets secondaires possibles (généraux) - les sources médicales mentionnent des effets secondaires possibles, notamment : fatigue, troubles digestifs, baisse de libido, variations de l’humeur. Ces effets varient d’une personne à l’autre et nécessitent un suivi médical strict.

🔹3. Précautions

L'usage de ces traitements médicamenteux nécessite :

  • Une évaluation complète avant traitement : antécédents cardiaques, tension artérielle, autres troubles anxieux ou de l’humeur, consommation de substances.
  • un suivi régulier obligatoiresurveillance du poids, tension artérielle, sommeil, humeur, efficacité du traitement.
  • le respect de la règle d'usage : le respect strict de la posologie 
  • pas de traitement sans accompagnement : Les médicaments ne remplacent pas les stratégies comportementales, l’organisation du quotidien, la psychoéducation, les ajustements de mode de vie.

🔹3. Synthèse de l'approche médicamenteuse

Les traitements médicamenteux du TDAH adulte peuvent être efficaces, mais ils nécessitent :

  • un diagnostic rigoureux,

  • une prescription spécialisée,

  • un suivi régulier,

Il est important de signaler qu'une approche médicamenteuse ne peut être efficace sans une approche globale incluant des stratégies comportementales et organisationnelles de type psycho-éducative et environnementales en traitement secondaire et de soutien. L'approche médicamenteuse en première intention pour les adultes et particulièrement chez les jeunes adultes, peut être contre-productive surtout pour les faux TDAH ou les diagnostiqués tardifs après 12 ans.

Le traitement médicamenteux ne constituent jamais une solution unique ni suffisante, il est doit être accompagner d'informations ciblées ( Psychoéducation) pour mieux comprendre le TDAH ainsi qu'un accompagnement concret afin de reprendre le contrôle et retrouver de l’efficacité au quotidien (training parental ou coach spécialisé)

🔵 2. Traitement secondaire en complément du traitement principal

Fortement recommandée chez l’adulte et indispensable chez le jeune adulte, cette intervention vient compléter le traitement principal. Elle repose sur une approche globale qui vise à la fois à transmettre des informations fiables pour transformer le quotidien et l’interaction avec les différents environnements, et à proposer un accompagnement actif, structuré et orienté vers l’action.

La psycho‑éducation a pour objectif de fournir une compréhension claire et rigoureuse du TDAH, afin d’éviter que le jeune adulte ne tombe dans le piège de l’étiquette qui le pousse à devenir patient et inactif vis a vis de ses troubles. En effet, un diagnostic peut parfois conduire à une posture passive — « je suis TDAH, donc je ne peux rien y faire » — et freiner l’engagement dans des stratégies concrètes d’amélioration.

Il s'agit par une information ciblée de redonner du pouvoir d’action, en expliquant le fonctionnement du TDAH adulte et en montrant comment il interagit avec les exigences de la vie quotidienne.

🔹1. Principaux points abordés en psycho‑éducation :

  • Comprendre le fonctionnement du TDAH adulte, un trouble encore mal connu.

  • Identifier les confusions fréquentes avec d’autres difficultés : stress, anxiété, surcharge cognitive, addictions.

  • Rappeler la complexité du diagnostic, qui doit être posé avec prudence.

  • Souligner que le traitement médicamenteux n’est pas systématique.

  • Présenter les alternatives validées, notamment les TCC, souvent recommandées en première intention.

  • Insister sur la nécessité d’une stratégie non médicamenteuse pour améliorer durablement le fonctionnement, par exemple les TCC en traitement principal associé à un accompagnement ( training parental ou coach spécialisé)

🔹2. Dans une majorité de cas : La nécessité d'un accompagnement actif 

La psycho-éducation vise à faire comprendre que l’amélioration de l’hygiène de vie globale — sommeil, alimentation, activité physique, gestion de la charge mentale etc,.. — est un levier indispensable pour stabiliser les symptômes mais également pour réduire la dépendance aux médicaments.

Par cette information ciblée certaines personnes parviennent à mettre en place seules ces changements. D’autres, en revanche, ont besoin d’un accompagnement structuré pour transformer leurs intentions en actions.

Cet accompagnement peut prendre plusieurs formes :

  • Training parental : lorsqu’il s’agit d’un jeune adulte ou d’un adolescent, un parent ou un proche peut être guidé par un coach spécialisé pour soutenir la mise en place des nouvelles routines.

  • Coaching direct : pour l’adulte, l’accompagnement est assuré directement par un coach spécialisé, qui aide à organiser le quotidien, réduire la charge mentale, installer des habitudes réalistes et maintenir la motivation.

🔹3. Faire appel à coach spécialisé joue un rôle essentiel pour :

  • remettre en route les routines de base (sommeil, alimentation, activité physique)

  • réduire la charge mentale en simplifiant, priorisant et organisant

  • installer des habitudes réalistes, adaptées au fonctionnement de la personne

  • maintenir la motivation dans la durée

  • transformer les connaissances acquises en comportements concrets

Là où l’information seule et la psycho-écducation ciblé ne suffisent pas, le coach devient un véritable partenaire de progression : un repère stable qui aide à transformer l’intention en action. Cette dimension pratique, guidée et personnalisée permet de retrouver un fonctionnement plus clair, plus efficace et plus équilibré dans les principaux domaines de la vie adulte.

🔹4. Les principaux domaines concernés par l'accompagnement:

- Professionnel ou universitaire

  • Développement de stratégies de compensation cognitive

  • Réduction de la procrastination et des comportements d’évitement

  • Ajustement de la charge de travail et des priorités

  • Mise en place de méthodes de gestion du temps adaptées au fonctionnement attentionnel

  • Projet de vie ( Professionnel - Intime)

- Hygiène de vie

  • Stabilisation d’un rythme de sommeil régulier

  • Reprise d’une activité physique adaptée

  • Réduction de l’exposition aux écrans et des comportements compulsifs

  • Gestion du stress et des tensions quotidiennes

  • Diminution des conduites addictives

- Nutritionnel

  • Structurer les repas pour éviter les longues périodes sans manger qui aggravent l’irritabilité et la perte de concentration

  • Stabiliser la glycémie, essentielle pour réduire les fluctuations d’attention

  • Réduire les aliments ultra‑transformés, souvent associés à des pics d’énergie suivis de chutes brutales

  • Augmenter les apports en nutriments clés (oméga‑3, protéines, fibres, micronutriments) favorables au fonctionnement cognitif

  • Mettre en place des routines alimentaires simples, réalistes et adaptées au rythme de vie

  • Limiter la caféine et les excitants, qui peuvent accentuer l’anxiété ou les troubles du sommeil

🔹Faire appel à un coach est la solution la plus efficace !

Un coach spécialisé ne se contente pas d’apporter des conseils : il met en place un rééquilibrage pragmatique, pensé pour soutenir le fonctionnement cérébral, alléger la charge mentale et stabiliser le quotidien.

Grâce à un accompagnement actif et personnalisé, il aide la personne à développer des stratégies de compensation efficaces, à limiter les effets négatifs du TDAH et à réduire les difficultés qui entravent la vie professionnelle, relationnelle ou personnelle. C’est cette alliance entre compréhension, structure et action qui permet enfin de sortir de l’impuissance, de reprendre prise sur son fonctionnement et de retrouver une trajectoire de vie plus claire, plus stable et plus maîtrisée.

🔵 3. Les Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC) en traitement Principal

Selon le CDC, ( Centres de contrôle et de prévention des maladies) dépendant du service de santé publique des États-Unis du ministère de la Santé et des Services sociaux (DHHS)  ainsi que la Haute Autorité de santé (HAS) du Ministère de la Santé et de la Famille,  les traitements comportementaux dit TCC sont une composante essentielle du traitement du TDAH et recommandés en première intention.

🔹1. Validité scientifique des TCC dans le TDAH (et particulièrement chez l’adulte)

Les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC) sont aujourd’hui reconnues comme l’une des approches non médicamenteuses les plus efficaces pour le TDAH, en particulier chez l’adulte. Plusieurs travaux cliniques montrent que les TCC permettent de réduire les symptômes d’inattention, d’impulsivité, de désorganisation et de régulation émotionnelle, tout en améliorant le fonctionnement global.

Des ressources spécialisées en psychiatrie soulignent que les TCC constituent une intervention recommandée dans le TDAH, notamment lorsque les difficultés persistent malgré un traitement médicamenteux ou lorsque celui‑ci n’est pas souhaité.

🔹2. Une efficacité démontrée scientifiquement

Les TCC sont aujourd’hui l’une des approches les plus étudiées. Elles ont montré leur efficacité pour :

  • l’anxiété,

  • la dépression,

  • les troubles attentionnels,

  • les difficultés émotionnelles,

  • les problèmes d’organisation et de motivation,

  • les comportements problématiques.

Elles sont particulièrement adaptées aux adultes, car elles donnent des outils concrets pour agir dans la vie quotidienne.

🔹3. Une approche centrée sur le fonctionnement réel de la personne

Les TCC partent du principe que :

  • certaines pensées automatiques entretiennent le stress, la culpabilité ou l’inaction,

  • certains comportements renforcent malgré nous les difficultés,

  • certaines habitudes émotionnelles se répètent sans que nous en soyons conscients.

L’objectif est d’identifier ces mécanismes, de les comprendre, puis de les remplacer par des stratégies plus efficaces.

🔹4. Une méthode structurée, active et collaborative

Les TCC sont :

  • structurées : chaque séance a un objectif précis,

  • actives : la personne expérimente, teste, ajuste,

  • collaboratives : thérapeute et patient travaillent ensemble,

  • orientées solutions : on cherche ce qui fonctionne, pas ce qui explique tout.

Le thérapeute n’est pas un observateur neutre : il guide, propose, structure, donne des outils.

🟦Conclusion

🔹En tant que professionnels, il nous paraît essentiel de nous éloigner du réflexe "de l'expert" qui consiste à attribuer trop rapidement un diagnostic catégoriel à un adulte.

Cela est particulièrement vrai pour le TDAH, dont l’évaluation est complexe et doit être menée avec prudence, d’autant plus lorsque aucun élément n’a été identifié ou confirmé par un professionnel avant l’âge de 12 ans.

🔹Un diagnostic posé trop vite risque d’enfermer la personne dans une étiquette, alors que notre rôle est d’ouvrir des perspectives, de comprendre son fonctionnement réel et de proposer des stratégies adaptées.

Cette prudence vis‑à‑vis de la catégorisation TDAH ouvre la voie à des approches réellement adaptées, centrées sur le fonctionnement cognitif masculin et sur les exigences de la vie adulte. Elle nous permet de développer des interventions qui ne se limitent pas à un diagnostic, mais qui accompagnent l’homme dans la résolution des difficultés concrètes qu’il rencontre aujourd’hui — celles‑là mêmes qui le conduisent à consulter un psychologue.

🔹En comprenant un mode de fonctionnement plutôt qu’en l’enfermant dans une étiquette, nous pouvons proposer des stratégies efficaces, pragmatiques et immédiatement utiles dans le quotidien.

Ainsi, en première intention, il devient tout à fait pertinent de proposer des programmes non médicamenteux, fondés sur les Thérapies Cognitivo‑Comportementales renforcées par un accompagnement actif assuré par un coach spécialisé.

Cette combinaison permet d’agir directement sur le fonctionnement réel de la personne, de développer des stratégies de compensation efficaces et d’installer des changements durables dans la vie quotidienne.

 

Dr Grijalvo