Le centre de Ressources Psychologique pour Hommes et Pères c'est quoi ?

Publié le 23 avril 2026 à 18:31

Nous sommes présents sur différentes plateformes dont Doctolib où nous offrons des consultations gratuites pour les hommes et pères en difficulté.

Nous proposons également des programmes d'accompagnement spécialisé en psychologie masculine et délivrons des ressources et des conseils dans le cadre d'une compétence spécifique dans les comportements masculins. 

Notre engagement dépasse cependant la consultation individuelle. En effet, nous défendons une meilleure prise en compte de la psychologie masculine dans les cadres institutionnels et nous travaillons au sein de la discipline, à la reconnaissance de la spécificité de la subjectivité masculine et des formes particulières de souffrance qui lui sont propres — encore largement invisibilisées dans les dispositifs actuels. 

Nous avons une page Facebook, Casa-Azul Maison Partage qui se veut une maison - virtuelle - des hommes, une association ainsi qu'un site vitrine www.man-care.fr

Notre centre de ressource pour hommes est un lieu non médicalisé orienté vers la résolution, où l’homme est encouragé à comprendre ce qu’il vit, à acquérir des outils de stabilisation et à retrouver rapidement une trajectoire de développement vers l'autonomie

Le centre obéit aux conditions spécifiques de l'exercice des professionnels de santé selon le cadre de déontologie et de confidentialité des psychologues et bénéficie des agréements RRPS

Il est animé par le Dr Grijalvo - professionnel de santé - spécialiste des comportements masculins . 

🟦Notre modèle de fonctionnement 

🔷1. Pourquoi les hommes ?

Le choix de réserver des créneaux gratuits et des séances spécifiques pour les hommes répond à un constat : malgré des besoins importants, les hommes ne représentent qu’environ 20 % des consultations psychologiques en population générale.

Ce seuil, observé de manière récurrente, montre clairement qu’il existe un frein structurel à l’accès aux soins psychiques chez les hommes. Et ceci alors que plus de 75 % des suicides masculins ont une issue fatale, c’est a dire que 3 décès par suicide sur 4 concernent des hommes. Cette surmortalité masculine, massive et persistante, contraste avec le faible recours des hommes à la psychologie et constitue l’un des angles morts majeurs de la santé publique.

Le dispositif de consultation mis en place par le Centre de Ressources pour Hommes et Pères et réservés spécifiquement aux hommes vise précisément à réduire cette inégalité d’accès, en proposant un espace vraiment adapté aux spécificités cliniques masculines. En effet, la grande majorité des d’hommes ont tendance à minimiser leurs difficultés, à “tenir bon”, à résister ou à laisser les choses s’aggraver jusqu’au fameux shutdown masculin.

En conséquence les séances proposées constituent un point d’appui précoce, à un moment où beaucoup d’hommes n’osent pas encore consulter ou pensent pouvoir “tenir” seuls. !

Nous diffusons différentes techniques et ressources en direction des hommes qui permettent par exemple de mieux comprendre et d'interrompre les cycles spécifiquement masculins — ruminations, repli sur soi, symptômes dépressifs, dépressions, idées noires, pensées suicidaires — et d’intervenir efficacement avant que la situation ne se dégrade davantage.

🔷2. Pourquoi spécifiquement les hommes ?

Au-delà des discours médiatisés, à l'exception des violences conjugales (F 80 % - H 20%), il est un fait statistique incontesté : Les hommes sont les premières victimes dans de nombreux domaines , éducation, travail, emploi, agressions physiques, accidents, addictions, espérance de vie, suicide. 

Cependant, il est malheureusement tout aussi statistiquement vrai, que les hommes (H 20%- F 80%)  ne font pas souvent appel à un psychologue, mais peut on leur reprocher ?

La psychologie est essentiellement pratiquée par des thérapeutes femmes (80 % ) qui s'attachent à la résolution de difficultés majoritairement féminines - 70 à 80 %-  des consultations concernent des patientes), de plus, les fondements théoriques, de la psychologie moderne on été établis à partir de travaux réalisés par des hommes, sur des patientes dont les résultats, ont été ensuite généralisés sur les hommes .

A ce constat, rajoutons des éléments sociétaux où l'état de virilité est souvent considéré comme toxique pour la société, d'ailleurs combien de fois, entendons-nous l'affirmation que les hommes n'ont pas de problèmes, mais que ce sont les hommes le problème.

🔵1. Les errances théoriques de la psychologie clinique actuelle

Les différences entre hommes et femmes sont bien réelles, les neurosciences nous le rappellent constamment, la psychologie actuelle tend à le nier ! L'éthologie a été la dernière discipline a abandonner les notions d'instincts et d'essentialisme et c'était il y a bien longtemps - le mâle n'est pas agressif par nature - mais que fait la psychologie aujourd'hui avec des notions de virilité toxique ?

En janvier 2026, un projet de loi en France a été déposé visant à revoir les modalités de remboursement des prises en charge psychologiques fondées sur la psychanalyse qui après 50 ans, a été enfin jugée dépourvues d'un niveau de preuves scientifiques suffisant. Que fait la psychanalyse en France ? Elle résiste au lieu d'intégrer les données actuelles de la recherche, à s’ouvrir aux approches émergentes de la psychanalyse incarnée ou intégrative [ Psychanalyse + neurosciences + cognition].

En conséquence, il n'est donc pas étonnant que les hommes - qui en général ont une certaine sensibilité au rationnel - puissent percevoir la psychologie comme étant un environnement inquiétant qui leur est globalement hostile, et qui de façon générale, n 'est pas fait pour eux, ce qui n'est pas forcément faux.

Ainsi, ce qui devrait être le premier lieu d’accueil — la psychologie — est souvent perçu par les hommes comme un espace inquiétant, peu adapté, voire dissuasif.

🔵2. Le comportement de l'homme en souffrance

Par ailleurs,  au lieu d’attirer l’attention, la compréhension ou la bienveillance de leur partenaire ou leur entourage immédiat, les hommes en difficulté sont très fréquemment stigmatisés, incompris ou rejetés. Les proches sollicités s’épuisent rapidement, ne savent plus comment aider, et finissent parfois par se détourner. 

Face à cela, l’homme en souffrance adopte presque toujours la même stratégie : il se fait discret, il se met en retrait, il minimise ce qu’il traverse. Il cherche alors seul quelques moyens de “tenir”, souvent en s’appuyant sur des solutions addictives, chimiques ou compulsives pour maintenir l’apparence d’un fonctionnement acceptable, tout en s’éloignant progressivement des espaces où il pourrait être réellement soutenu.

Le comportement de l'homme en souffrance se traduit souvent dans des formes délétères pour sa santé et la société, ruminations excessives, agressivité, impulsivité, colère explosive, addiction, conduites à risques, violence. Ce qui renforce le peu d'emphatie que l on peu lui témoigner.

C'est pourquoi nous avons développé une approche thérapeutique différenciée , capable de mieux prendre en compte la spécificité de la psychologie masculine.

🔷3. Pourquoi exclusivement les hommes ?

Notre centre de Ressources pour Hommes intervient en tant que professionnel de santé, et il est donc tenu de respecter un principe de compétence , il ne nous est pas possible de prendre en soin des personnes pour lesquelles nous ne sommes pas spécialisé, qu’il s’agisse de femmes, d’enfants, d’adolescents ou de problématiques qui ne relèvent pas de notre champ d’expertise.

Ce choix de la psychologie masculine ou de consultations pour les hommes, répond à un principe de compétence professionnelle nous ne pouvons accompagner que les personnes pour lesquelles nous sommes spécifiquement compétents.

Lorsque des personnes ne correspondant pas à ce cadre nous contactent, nous les orientons systématiquement vers des collègues ou des dispositifs adaptés. Les personnes qui peuvent se sentir exclues de notre expertise peuvent contacter les nombreuses autres structures spécialisées telles que : Les CMP, CRP, mon soutien psy - Site Ameli , La Maison des femmes, Réseau Restart, Fondation des Femmes, FNSF - Réseau Solidarité Femmes Tel 3919 24h/24 -7j/7 - Viols Femmes Information 0800 05 95 95 Femmes Solidaires - Fil santé Jeunes ( 0800 235 236) , Allo Enfance en Danger (119), Fransgenre (Association Nationale) - Fédération FTI - OUTrans CIDFF.

Il ne s’agit pas d’un refus fondé sur le sexe ou l’identité de genre, mais d’une obligation déontologique visant à garantir la sécurité et la qualité des soins.

Par ailleurs, notre choix de réserver des créneaux gratuits aux hommes répond à un constat largement documenté - les hommes malgré des besoins importants. consultent très peu en santé psychique.

Notre dispositif vise à lever les obstacles d’accès aux soins pour un public masculin qui, bien souvent, consulte tardivement car par socialisation ou par habitude, beaucoup d’hommes ont tendance à endurer, à se sur-adapter ou à “tenir” jusqu’à l’épuisement, ce qui peut conduire à un shutdown émotionnel ou relationnel. Les consultations gratuites offrent un premier espace d’accueil, de repérage et de soutien,

🔷4. La psychologie masculine comme champ de recherche émergent

La psychologie masculine est un champ émergent, mais indispensable. Elle vise à offrir aux hommes un cadre clair, concret et adapté à leurs spécificités psychologiques, relationnelles et émotionnelles. Son objectif est d’aider les hommes à retrouver des repères, de la stabilité, une capacité d’action et une compréhension plus fine de ce qu’ils traversent.

Il s’agit d’une approche intégrative de la santé psychique : rationnelle, fondée sur les données scientifiques disponibles, centrée solutions et orientée vers le développement. Elle cherche à mieux prendre en compte :

  • les formes particulières de souffrance masculine, souvent silencieuses ou masquées,

  • les contextes de vie qui fragilisent spécifiquement les hommes (ruptures, isolement, surcharge, effondrement),

  • les modes d’expression émotionnelle propres au masculin,

  • les mécanismes de honte, de retrait ou de suradaptation,

  • les difficultés à demander de l’aide ou à se reconnaître vulnérable,

  • les trajectoires psychiques marquées par l’inhibition, la pression interne, l’effondrement tardif.

Cette approche inclut également des dimensions souvent négligées dans la psychologie traditionnelle :

  • les sciences du mouvement, essentielles pour comprendre la régulation émotionnelle masculine, l’agitation, la tension interne et la nécessité d’un exutoire physique,

  • la préparation mentale, pour travailler la concentration, la gestion du stress, la performance, la confiance et la stabilité attentionnelle,

  • la nutrition, qui influence directement l’énergie, l’humeur, la motivation, le sommeil et la capacité de récupération,

  • l’approche sportive, non pas comme performance, mais comme outil de régulation, de reconstruction, de discipline interne et de réappropriation du corps.

La psychologie masculine ne remplace pas les approches existantes : elle les complète en ouvrant un espace jusque‑là absent, un espace où les hommes peuvent être compris dans leur manière propre de fonctionner, de souffrir et de se relever — un espace où le comportement et le cognitif mais aussi le corps, l’action, le mouvement et la physiologie retrouvent enfin leur place dans la santé psychique.

🔷5. Pourquoi une approche en psychologie masculine ?

Notre approche s’appuie sur une compréhension intégrative du masculin : une articulation entre psychologie clinique et cognitive, neurosciences, sciences du mouvement, préparation mentale, physiologie et nutrition. Cette perspective globale permet d’aborder la santé psychique masculine de manière incarnée, pragmatique et réellement efficace.

Il s'agit le plus souvent d'une approche hybride - Psychologue/Coach - alliant la rigueur clinique de la psychologie comportementale et cognitive à la dynamique opérationnelle du coaching , des exercices, des recadrages, des débriefings !

Il s'agit d'un socle solide théorique et pratique - dans le corps et l'esprit - pour comprendre les difficultés en profondeur et développer la capacité rapide à transformer les prises de conscience en avancées tangibles et résultats rapides .

Elle vise ainsi à mieux prendre en compte :

  • la souffrance masculine, souvent silencieuse ou masquée

  • la fatigue masculine, physique, psychique et émotionnelle 

  • l’isolement et la solitude masculine, fréquents mais peu repérés •

  • les modèles d’attachement masculins, souvent marqués par la retenue ou la suradaptation •

  • les traumatismes masculins, anciens ou réactivés par des crises de vie •

  • les addictions spécifiquement masculines, souvent liées à la régulation émotionnelle •

  • la charge mentale masculine, encore largement invisibilisée  

  • les difficultés professionnelles, la pression, l’usure, la perte de sens  

  • le stress au masculin, souvent exprimé par la tension ou l’agitation  

  • l’anxiété et l’angoisse masculine, fréquemment dissimulées

  • l’irascibilité masculine, comme forme d’expression d’une détresse non dite  

  • la prévention des violences familiales et conjugales, dans une approche non culpabilisante et responsabilisante  

  • les difficultés masculines de l’intimité, émotionnelle ou sexuelle

  • les difficultés du couple, vues du point de vue masculin

  • les pères en difficulté, confrontés à la paternité ou à la séparation  

  • les troubles spécifiques des jeunes hommes, souvent sous‑diagnostiqués

  • le shutdown masculin, forme d’effondrement silencieux

  • le burn‑out masculin, professionnel, parental ou existentiel •*

Et plus largement l’ensemble des situations où les hommes perdent ponctuellement leurs repères, leur stabilité ou leur capacité d’action.

🔷6. Pourquoi un Centre de Ressources Psychologique pour les Hommes ?

Au cours de notre pratique, nous avons pu constater que, pour les hommes, les principales portes d’entrée dans le soin psychique, et le mieux être mental ne sont pas l'entrée par la psychologie et le cabinet du psychothérapeute mais restent la médecine générale et la psychiatrie libérale.

Ces dispositifs fonctionnent relativement bien pour repérer rapidement la détresse, l intention est la mise en sécurité mais ils ont tendance à médicaliser la souffrance psychique et à considérer les symptômes comme des maladies, ce qui ne résout rien en profondeur.

Cette orientation conduit parfois à un renvoi vers un travail psychologique, mais souvent trop tardivement, lorsque les symptômes se sont déjà installés. À ce stade, l’homme est fréquemment réticent, peu engagé dans le suivi, avec une perception troublée par la médicamentation, ce qui complique la mise au travail et retarde la résolution.

Il est par ailleurs à noter que chez de nombreux hommes, l’usage d’antidépresseurs, d’anxiolytiques ou d’hypnotiques induit des formes de retrait affectif, d’émoussement émotionnel ou de désengagement relationnel.  Ces états s’accompagnent parfois de déréalisation légère, de déconnexion interne ou d’une humeur plate, ce qui compliquent notablement l’entrée dans le travail thérapeutique.

L’homme médicamenté fonctionne, mais en mode réduit : il parle peu, ressent moins, se protège davantage, et accède difficilement à son vécu. Ces effets, peuvent être interprétés comme des symptômes, alors qu'ils sont en réalité des conséquences psychiques de la stabilisation médicamenteuse, qui retardent d'autant l’engagement dans un travail psychologique.

Notre centre de ressource est un lieu non médicalisé qui se situe en amont de préférence c'est a dire avant une médicamentation lourde ou des auto-médicamentations  et orienté vers la résolution, où l’homme peut enfin comprendre ce qu’il vit, acquérir des outils de stabilisation et retrouver une trajectoire en autonomie. 

🔷7. Une alternative immédiate de prise en soin spécifique 

Le modèle de prise en soin que nous développons au travers de notre centre ressources pour hommes, est en premiere instance de proposer des séances téléphoniques gratuites, en accès directs et immédiats, à l'heure et au jour choisi, sans délai, d'attente,  sans dossier, sans condition préalable et de façon totalement anonyme,

Lors de ces séances gratuites nous dialoguons librement sur les difficultés qui amènent les hommes à nous contacter. Ce premier contact permet un repérage clair, centré sur les difficultés. En effet, au cours de cet échange une lecture claire de la situation est assez rapidement proposée ainsi que des pistes concrètes pour avancer. Il s’agit d’une conversation ouverte, sans formalisme, un dialogue d’homme à homme, une conversation à bâtons rompus, autour de ce qui pose problème aujourd'hui.

Ainsi là, où beaucoup d’hommes n’ont jamais eu l'occasion de parler, nous engageons un échange, en essayant d'aborder, loin des clichés et des préjugés sur le masculin, l'homme dans sa globalité, psychique et physiologique.

A ce jour, en février 2026 sur une période d'existence d'un peu plus d'un an et demi, nous avons comptabilisé plus de 600 consultations gratuites en libre accès, dont plus de 85 % sont des hommes  qui n'avaient jamais consulté.

🔷8. Une proposition immédiate de sortie de crise

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin nous proposons des protocoles courts :

  • brefs : quelques séances ( 5 séances en moyenne ) pas des mois de suivi

  • clairs : un objectif défini, un cadre précis

  • orientés vers la résolution : pas de vagues discussions, mais une stratégie

  • transmissibles : des outils et méthodes utilisables en autonomie

  • durables : le travail continue après l’accompagnement

  • accessibles : des forfaits globaux, à des tarifs extrêmement serrés, sans surprise

L’objectif n’est pas de créer une dépendance, ni de remplir un agenda de suivi, mais de rendre les hommes capable de comprendre ce qui leur arrive et d’agir efficacement sur les situations.

Les outils transmis sont conçus pour rester opérants longtemps après la fin de la prise en soin, afin de favoriser l’autonomie plutôt que l’installation dans un suivi prolongé.

L’ensemble de notre dispositif repose sur cette logique : transférer des compétences psychiques, et ne pas installer une relation de dépendance.

Notre modèle ne se limite donc pas à repérer la détresse et à la stabiliser ; il vise à prendre soin, structurer, accompagner et résoudre, pour que l’homme retrouve une capacité d’action durable sur sa vie et dans la réalisation de ses objectifs.

L'accompagnement est dynamique, sous la forme d'éxercices, de débrief des situation et de progression vers l'autonomie. Il s'agit de transférer des techniques reproductibles adaptées aux spécificités masculines et qui peuvent être réalisées et maintenues en autonomie au-delà de la phase active du programme.

Nous utilisons des outils conceptuels au croisement des neuro-sciences - analyse comportementale et cognitive, mentalisation et des sciences du mouvement - visualisation mentale et respiration, focalisation musculaire respiration -  et spécifiquement adaptés aux hommes

🔷9. Le fil conducteur conceptuel de notre approche

Nous utilisons des outils spécifiquement adaptés aux hommes dont les concepts s"articulent au croisement des neuro-sciences - analyse comportementale et cognitive, mentalisation et des sciences du mouvement - visualisation mentale et respiration, focalisation musculaire.

Selon notre approche, en adéquation avec les données neuro-scientifiques les plus récentes, la souffrance ressentie par un homme dans une situation - stress, anxiété, ruminations, pensées négatives sur soi, symptômes dépressifs - provient du fait que l'homme est en train d'activer une routine — comportementale, cognitive ou émotionnelle — qui a été utile, et a bien fonctionné autrefois, dans un contexte ancien mais qui ne fonctionne plus aujourd’hui.

Ce qui a bien marché autrefois ne fonctionne plus, en raison notamment, que la situation actuelle, et différente de celle passée alors que celle-ci, en raison d'un biais cognitif est perçue comme similaire à la situation actuelle. Et si autrefois, cette manière d’appréhender les choses permettait de faire face, aujourd'hui dans la réalité actuelle, elle est inadaptée et génère de la friction, du stress ou de l’anxiété.

Cependant, rien n'est figé et ce qui est certain, c'est que si l’on modifie cette routine - issu de l'automatisme ancien - pour l’ajuster à la nouvelle réalité -  alors  la situation change, la rigidité se desserre, l’adaptation redevient possible et la souffrance diminue. C’est le cœur de notre travail : identifier ce qui ne fonctionne plus, comprendre ce qui se rejoue, et qui vient du passé et réintroduire de la souplesse là où un automatisme s’est figé.

Cependant, parfois, cette adaptation ne suffit pas, et il arrive que la réalité elle‑même - malgré soi - soit devenue hostile, destructrice ou toxique. Dans ces cas précis, l’enjeu n’est plus seulement d’ajuster un comportement, il devient alors nécessaire de poser des limites claires, de se protéger, voire de s’éloigner de ce qui met en danger.

C’est pourquoi le concept de résilience, défendu par certains neuropsychiatres, doit être manié avec prudence. La résilience ne peut pas être l’acceptation illimitée de ce qui fait souffrir. Tout n’est pas acceptable, et tout ne peut être accepté.

Le travail que nous proposons consiste à aider les hommes à mieux s'adapter aux situations mais également à mieux reconnaître et appréhender leurs limites, à les formuler et à les mettre en place de manière élégante, adulte, consciente et autonome.

🔷10. Une alternative loin de la psychologie clinique habituelle

Les protocoles que nous avons établis rejettent majoritairement les approches psychanalytiques, tout comme l'écoute active, où les hommes sont encouragés à déposer leur souffrance.

En effet, dans notre approche, la souffrance ne peut en aucun cas devenir le moteur thérapeutique et encore moins une identité. La souffrance est pour nous la friction produite par une inadaptation entre les routines — cognitives, corporelles, émotionnelles — et une réalité qui change. La question n’est donc pas de “l’écouter” pour elle‑même, mais de comprendre rapidement d’où elle vient, quelle structure cognitive est activée, quelle habitude ou rigidité est en jeu, afin de rétablir un mouvement plus ajusté.

La souffrance, dans cette perspective, est le "nous " mis à l’épreuve du réel. Elle signale un décalage, un blocage, une routine devenue obsolète. Elle est un indicateur, une demande qui signale la nécessité d'un changement de perspective.

Bien sûr, il est toujours possible d’éviter la souffrance en changeant de réalité et ainsi éliminer le point de blocage et de friction. C'est parfois possible d'autres fois c'est plus compliqué, mais dans tous les cas cela devient alors un choix — un choix qui doit être fait en connaissance de cause, et non par automatisme, par peur ou par fuite. Notre travail consiste précisément à éclairer ce choix, à le rendre conscient, à le replacer dans une perspective adulte, c’est‑à‑dire responsable, autonome et orientée vers une réalité qui est toujours dynamique.

C’est pourquoi l’évitement massif et systématique d'une certaine forme de souffrance n’est pas compatible avec notre approche. En effet, cela reviendrait à refuser de faire face à la réalité en déployant des stratégies systématiques d'évitement qui peuvent être satisfaisantes à court terme mais qui, à moyen long terme vont produire des impasses et d'autres formes de souffrance - anxiété permanente, addictions, formes sévères de dépressions, violence, isolement, atteintes physiologiques -  maladies médicales.   

🔷11. La dynamique la principale rupture de notre approche

Dans cette manière de percevoir les difficultés, il s’agit de sortir de la rigidité, de rétablir de la souplesse, de remettre de l'intelligence afin de produire des routines plus adaptées à la vie réelle. Ainsi il y a un minimum de travail sur soi qui est demandé, avec une réelle volonté de changer.

Par ailleurs, nous utilisons parfois dans nos comptes rendus, la notion théorique d’adulte sain, qui est issue des thérapies comportementales et cognitives, de dernière génération (3ième vague) cependant cette notion ne désigne pas un idéal moral, mais la capacité à faire des choix éclairés, stables et autonomes, même lorsque la situation est difficile ou changeante.

Pour atteindre les objectifs dans un temps court — puisque nous travaillons en thérapies brèves — nous adoptons une dynamique différente des approches classiques. Il n’y a pas de rituel de séances espacées de quinze jours, ni de rendez‑vous figés dans un calendrier. Le travail se fait dans une dynamique, avec des réponses rapides à vos sollicitations, en fonction de votre avancement réel.

D’ailleurs, nous ne parlons pas de « séances » : ce sont des débriefings, des recadrages, des ajustements, des exercices, des mises en situation, bref, tout ce qui permet de progresser concrètement.

Pour la même raison, nous n’utilisons pas le terme de « patients ». Nous espérons au contraire des personnes impatientes d’avancer, prêtes à s’engager dans un processus actif. De même, nous ne « prenons pas en charge » : cette expression est trop lourde et trop passive. Notre rôle est de vous entraîner à redevenir maître des situations, à reprendre le contrôle, à retrouver vos capacités d’action.

C’est pourquoi nous ne parlons pas de « suivi ». Dans notre modèle, ce n’est pas le thérapeute qui suit la personne : c’est le sportif qui suit l’entraîneur, afin de devenir cet athlète de la complexité que la vie exige d’un homme aujourd’hui.

🟦Les limites de notre modèle 

🔷1. Les limites de disponibilité sur les situations d'urgence

Tout d'abord nous ne sommes pas une plateforme d’urgence structurée pour répondre aux crises aiguës, risques suicidaires ou pertes de contrôle — en effet nos créneaux sont limités et ne permettent pas de multiplier les appels gratuits pour une même personne en situation de crise. Dans ces cas, nous réorientons immédiatement vers les dispositifs adaptés.

Cependant dans la limite de nos disponibilités, nous pouvons recevoir des hommes en crise, mais si la régulation immédiate n’est pas possible, nous assurons une réorientation rapide et coordonnée. Ainsi,  la prise en soin que nous proposons, comporte des limites de disponibilité sur les situations d'urgence.

D'une manière générale, les ressources psychologiques que nous proposons au travers de thérapies dédiées et conçues pour les hommes demandent un engagement actif, incompatible avec des situations de crises où de fort isolement social où les hommes ont alors besoin d’un accompagnement intensif ou durable.

En effet; il y a un minimum de travail sur soi qui est demandé, par ailleurs nous accompagnons sur de courtes périodes (forfait 1,5 à 2 mois) représentant en moyenne 5 débriefings ou 5 ou 6 étapes.

A ce jour, depuis 2025 nous avons eu plus de 600 consultations gratuites, Dans bon nombre de cas, nous arrivons a stabiliser les situations et à mettre des solutions en rapport avec l'anxiété, le ressenti négatif, et le débordement masculin. Mais surtout grâce à nos compétences sur le sujet et les particularités de la psychologie masculine nous sommes capables de donner une explication rationnelle et neuro-scientifique d'un grand nombre de comportements des hommes, et c'est sur cette compétence théorique et pratique que nous avons développé nos méthodes, outils et diagnostics.   

🔷2. Les limites structurelles de nos compétences

La prise en soin que nous proposons comporte des limites. En effet, nos outils sont spécifiquement conçus pour les troubles psychologiques masculins courants, tels qu’on les retrouve en population générale.

Notre action s’adresse principalement aux hommes confrontés à des situations difficiles : burn out, licenciements, ruptures, séparations, crises d’angoisse, dépressions, idées noires, pensées suicidaires, effondrements émotionnels, autant de situations de vulnérabilité qui réactivent des fragilités anciennes.

Cependant, il existe aujourd’hui une grande confusion entre souffrance psychologique, troubles, symptômes, syndromes ou maladies mentales ainsi dans le cas où la situation relève d’un trouble psychiatrique, nous intervenons uniquement en appui d’un suivi médical spécialisé. 

En d'autres termes, nous ne sommes pas spécialisés dans les troubles psychiatriques sévères (psychoses, états dissociatifs majeurs, névroses structurées), dans ces situations, notre rôle ne peut être qu’un soutien complémentaire, toujours en coordination avec le psychiatre référent.

Concernant l’autisme, là aussi il existe une grande confusion. Tout d'abord, nous pouvons accompagner les pères dont les enfants présentent des troubles neurodéveloppementaux de niveau 1 (léger) ou de niveau 2 à 3 (modéré à sévère).

En ce qui concerne les jeunes adultes — diagnostiqués ou non — nous ne sommes compétents que pour les autismes de niveau 1 (formes légères, incluant le TDAH). Dans ces cas spécifiques nous privilégions une approche intégrative, dynamique et orientée vers le développement et la sortie de l'enfermement du diagnostic catégoriel.  D'une manière générale, pour les diagnostics adultes - au-delà de 30 ans - sauf exception et dossier valide, nous ne tenons pas compte de diagnostics catégoriels posés par d'autres, et encore moins de tests en ligne.  Il est inutile de nous les adresser.

En ce qui concerne, les hommes victimes, nous ne pouvons pas assurer des prises en soin immédiates de type traumatiques, nous orientations vers les Centres Régionaux de Psychotraumatismes ( Cellules CUMP) ou des collègues spécialisés au travers de l'association EMDR France exclusivement.

Nous ne pouvons pas non plus répondre à la demande de suivis au long cours notamment liés à l’isolement social, à la nécessité d’un soutien moral régulier et d'un étayage thérapeutique continu. Dans ces situations, nous orientons vers les dispositifs existants — tels que Mon Soutien Psy, CMP, structures de proximité — qui sont mieux adaptées à ces besoins spécifiques. 

🔷3. Les limites structurelles en lien avec la déontologie

Nous ne répondons plus aux sollicitations relevant du tourisme thérapeutique, où certains hommes cherchent à multiplier les thérapies auprès de différents thérapeutes.

Par souci déontologique nous ne prenons pas en soin une personne déjà engagée dans un suivi avec un(e) collègue, sauf si une coordination explicite est mise en place. Le double suivi non coordonné crée de la confusion, fragilise le cadre et nuit à l’efficacité du travail.

Nous ne répondons plus non plus aux demandes provenant d’enquêteurs, d’apprentis journalistes ou de personnes cherchant à débattre de notre positionnement, à tester nos limites ou à engager des discussions philosophiques sans lien avec les objectifs thérapeutiques. Ces échanges peuvent être intéressants, mais ils ne relèvent pas de la mission de notre centre.

Enfin, nous ne sommes pas une chambre d’enregistrement. Il est donc inutile de nous transmettre des dossiers à remplir, des formulaires à cocher ou des demandes d’attestations destinées à accéder à des dispositifs administratifs, à justifier d’un suivi ou à satisfaire à des obligations imposées par une institution. Nous n’intervenons pas dans les dispositifs gouvernementaux, et nous ne délivrons aucune attestation de bonne conduite, de conformité ou de « suivi obligatoire ».

En revanche, nous accompagnons les hommes confrontés à des situations complexes, pour les aider à comprendre ce qu’ils traversent, à réguler leurs comportements et à retrouver une stabilité. Dans ce cadre, nous pouvons :

  • orienter vers les structures compétentes lorsque des démarches administratives ou médicales sont nécessaires,

  • aider à réguler certains comportements en lien avec le spectre autistique de niveau 1,

  • prévenir les comportements violents, et accompagner la préparation psychologique d’un passage devant un tribunal,

  • soutenir les hommes lors des audiences (JAF, médiation, procédures familiales),

  • accompagner la réduction ou le contrôle d’addictions légères, dans un cadre sécurisé et cohérent avec un suivi médical si nécessaire.

Notre rôle est d’apporter un soutien clinique, une compréhension, une stabilisation, et des outils concrets. Nous ne produisons généralement pas de certificats destinés à influencer une décision administrative, judiciaire ou médicale.  

Lorsque des documents officiels sont requis (diagnostic, certificat médical, évaluation fonctionnelle, attestation pour un dossier MDPH, justificatif pour un juge, etc.), nous orientons systématiquement vers les professionnels habilités : médecins, psychiatres, psychologues spécialisés ou services institutionnels.

🔷3. Les limites structurelles de nos méthodes

🔵1. La maturité psychique 

Une limite importante de nos méthodes concerne la maturité psychique de la personne qui nous sollicite. Les outils que nous transmettons fonctionnent difficilement avec des hommes qui ne sont pas encore psychiquement adultes, et qui sont incapables d'un engagement actif.

Dans ce cadre, le référent d’adulte sain — central dans les approches TCC et dans de nombreuses thérapies les plus récentes — peut être vécu comme une exigence insurmontable. Il suppose en effet, un homme capable de tolérer une certaine forme d'exposition à la réalité et de s’éloigner des modes de fonctionnement hérités de l’enfance. 

Pour certains jeunes adultes toute confrontation à la réalité est déniée, contournée ou vécue comme une attaque ou une agression. Cette position infantile, autrefois décrite comme la “posture d’enfant roi”, constitue une rigidité majeure pour le passage à l'âge adulte. Elle traverse cependant de nombreuses difficultés psychiques et rend le travail thérapeutique presque impossible tant que l’individu n’a pas amorcé un mouvement vers une acceptation du moins partielle. 

Dans ces situations, ou la thérapie devient une confrontation, nous orientons la personne vers des dispositifs plus adaptés qui offrent un cadre progressif avant d’envisager un travail plus engageant.

🔵1. Le refus de la rumination sur soi 

Dans le domaine de la psychologie comportementale et cognitive, il n'y a ainsi pas de "thérapeute" qui au fil des séances sollicite et entretient la voie intérieure sur le questionnement sans fin sur soi.

Cette attitude qui fait des ruminations sur soi, le moteur de l'analyse, dans nos approches sont considérées comme bloquantes et lient ainsi le patient à lui-même mais aussi au "thérapeute" par la médiation du transfert.

En effet, dans le cadre analytique classique le "thérapeute" en se plaçant en second plan, en suivant le patient et en devenant le dépositaire de son histoire et d'une souffrance auto-entretenue, domine au final la situation. En se rendant indispensable à l'élaboration, le patient qu'il dit vouloir libérer reste finalement coincé dans sa propre histoire qui se transforme en questionnement existentiel et/ou interrogation philosophique infini.

C’est précisément cette pratique de la cure sans fin qui est aujourd’hui largement remise en question. En renforçant la centration sur soi, en multipliant les interrogations sur le sens, en alimentant le doute et parfois même la honte, elle finit par provoquer un retrait progressif plutôt qu’une ouverture. L’individu se retrouve alors enfermé dans une position d’adepte ou de psycho‑addict, dépendant du cadre analytique, plutôt que soutenu dans un mouvement d’autonomie. Dans certains cas, l’unique horizon proposé semble être celui de devenir psychanalyste soi‑même, comme si la sortie de la souffrance passait par l’adhésion totale au système.

🔵2. La remise en cause de l'écoute active 

L’écoute active, héritée de Carl Rogers, repose sur l’idée qu’une attention totale, une reformulation empathique et une validation émotionnelle permettent à la personne de se sentir comprise et de clarifier ce qu’elle vit. Si cette approche a longtemps été considérée comme un standard relationnel, et reste aujourd'hui une pratique majeure dans la profession, les neurosciences contemporaines en nuancent fortement la portée. 

Tout d'abord , les études montrent que l’écoute active n’est réellement efficace que lorsqu’elle est perçue comme authentique : dans ce cas, elle active les circuits de récompense et favorise la régulation émotionnelle. Mais lorsqu’elle devient mécanique — reformulations automatiques, empathie performative, centration excessive sur le vécu interne — elle peut produire l’effet inverse à long terme d'une hyper‑vigilance émotionnelle et d'un retrait social.

Faire de l'écoute active le moteur thérapeutique ne fonctionne pas chez de nombreux hommes, au contraire, cette focalisation sur soi peut bloquer tout processus thérapeutique, en amplifiant la honte ou la confusion plutôt qu’en ouvrant un espace d’action.

Dans notre approche cette pratique de l'écoute active ne peut être que ponctuelle, pour des éclaircissements précis, c'est un outil contextuel, utile seulement lorsqu’il est intégré dans une dynamique plus large d’ajustement, de clarté et de mise en mouvement. Dans tous les autres cas, cet outil à tendance à favoriser l'augmentation de la rumination ce qui est, selon nous, une contre indication à son utilisation.

🔵3. La pratique des micro-récits 

Les neurosciences montrent que l’écoute active, centrée sur la reformulation et l’exploration du vécu interne, dans de nombreux cas — et particulièrement chez les hommes — n'est pas très efficace pour avancer dans la résolution et peut, au contraire renforcer la rumination, amplifier le doute, accroître la honte et activer le réseau du mode par défaut du système cérébral qui dans un auto‑questionnement incessant tend à enfermer l'individu dans des boucles introspectives

Ainsi, même dans le protocole d'accès à l'histoire subjective lors de l’entretien initial où, l'anamnèse est activée à la demande du thérapeute - de part son statut d’expert et du jugement supposé qui l’accompagne - la personne interrogée entre très vite dans un mode d’auto‑surveillance, ce qui est déjà problématique .

En effet, cette attente implicite de “bien raconter”, de “dire ce qu’il faut”, ou au contraire de ne pas trop en dire, fausse la réflexion.  Par ailleurs, ce type de mise en récit active le réseau d'un mode par défaut, qui si il  est prolongé  durant la thérapie -  peut être responsable de l’auto‑questionnement incessant, de la rumination et de l’hyper‑analyse de soi.

Ainsi, au lieu d’ouvrir, cela enferme l’individu dans des boucles introspectives, où il se demande en permanence ce qui doit être dit, ce qui peut être dit, et ce qui devrait être tu. Ce mécanisme, loin d’aider, renforce l’hésitation, la confusion et le doute — exactement l’inverse de ce que recherche une thérapie brève orientée vers l’action. C'est pourquoi, nous accédons à la subjectivité des personnes, selon les méthodes des micro-récits de vie.

🔵3. La nécessité de suivre un guide introspectif 

De manière préférentielle, nous utilisons les micro‑récits de vie pour accéder à la subjectivité. Un micro‑récit est une scène courte, concrète, située, qui permet de comprendre comment une difficulté s'est manifestée dans une action du passé, et non dans l’abstraction. Cette méthode mobilise les circuits de la mémoire procédurale, de la prise de décision et de la régulation comportementale : elle reconnecte la personne à ce qu’elle a fait, à ce qu’elle a ressenti et à ce qu’elle a transformé ou subi.

Là où l’écoute active peut parfois figer l’individu dans son ressenti, les micro‑récits ouvrent immédiatement vers la clarification, le recadrage, la mise en mouvement et la reprise de maîtrise. C’est une approche plus incarnée, plus pragmatique, et surtout plus adaptée aux hommes qui ont besoin d’un cadre orienté action plutôt que d’une introspection prolongée.

Cette mise en récit est demandée par écrit, selon un guide qui va aider à la construction narrative, ce travail est réalisé chez soi, de façon individuelle et en dehors de la pression du face‑à‑face. Cette méthode, issue des thérapies narratives, permet de décrire différentes scènes courtes, précises, situées, sans chercher à “bien raconter” ni à satisfaire un jugement supposé du thérapeute.

Ce guide aide à clarifier les faits, réduit l’exagération comme le retrait, et empêche l’emballement du réseau du mode par défaut - c'est a dire le système cérébral de la rumination . Ainsi, au lieu d’enfermer la personne dans l’introspection, cette méthode objectivise la situation, montre ce qui s’est passé, ce qui a été fait, ce qui a déclenché la difficulté, et ce qui peut être ajusté.

Là où l’écoute active renforce la centration sur soi, les micro‑récits ouvrent vers l’action : ils permettent de repérer les schémas, de comprendre les automatismes, et de travailler directement sur les comportements. C’est une approche plus concrète, plus stable, plus efficace — et surtout mieux adaptée aux hommes, qui progressent davantage lorsqu’ils peuvent analyser une scène écrite plutôt que commenter leur vécu en temps réel.

🔵4. La contrainte de l'engagement

La méthode des récits de vie a une limite structurelle : elle exige un engagement introspectif plus important par rapport aux questionnaires qui sont pratiqués aux USA - généralement sur 200 items - c'est moins rapide mais beaucoup plus riche cependant cela nécessite une capacité à se replonger dans son histoire, à organiser ses souvenirs, à tolérer l’émotion et l’ambiguïté.

Il est parfois de procéder à une phase de stabilisation ou de recadrage — pour des hommes en situation de crise ou d'effondrement émotionnel — ou ne disposant pas spontanément de cette disponibilité intérieure de mise en récit/

Cependant il s'agit de récits courts, concrets et situés permettant de travailler sur des scènes précises sans exiger une plongée exhaustive dans l’histoire personnelle. Là où le récit de vie demande une introspection profonde, le micro‑récit offre une entrée plus accessible, plus stable et plus opérante pour comprendre les mécanismes en jeu et engager un changement réel.

🟦CONCLUSION 

Le Centre de Ressources Psychologiques pour Hommes est un espace clinique nouveau, conçu pour répondre aux formes spécifiques de vulnérabilité masculine que les dispositifs traditionnels ont du mal à prendre en compte.

Le centre diffuse de la connaissance sur la psychologie masculine mais est également, et surtout un lieu d’intervention en psychologie comportementale et cognitive qui propose des analyses, brèves, concrètes et de remises en mouvement autour de problématiques masculines. Il ne s'agit pas d'un cabinet classique où l’objectif n’est pas d’entretenir une introspection sans fin, mais de permettre à chaque homme de reprendre rapidement prise sur sa vie, de comprendre ses mécanismes, et de redevenir acteur de ses situations.

L’approche repose sur des outils adaptés à la manière dont les hommes fonctionnent réellement :

  • des analyses au travers de micro‑récits de vie, écrits, courts, situés, issus des thérapies narratives, qui permettent de comprendre une scène sans plonger dans une introspection paralysante ;

  • des analyses par phénotypes et stratification des verbatims sur la forme identifiée des difficultés 
  • les avancées les plus récentes en neurosciences 
  • des débriefings, recadrages et exercices, plutôt que des séances ritualisées ;

  • une dynamique d’entraînement, où l’homme progresse comme un sportif guidé par un coach ;

  • une orientation vers l’action, la clarté, la régulation et l’autonomie.

Le Centre de Ressources Psychologique pour Hommes refuse la majorité des approches catégorielles, les tests de façon générale et plus largement les modèles qui renforcent la dépendance, la rumination ou la honte — notamment l’écoute active automatique ou les cures interminables et les interprétations massivement centrées sur le symbolisme .

Les neurosciences montrent que ces approches peuvent activer le mode par défaut du cerveau, alimenter le doute et enfermer l’individu dans des boucles introspectives. À l’inverse, notre méthode vise à stabiliser, clarifier, recadrer et outiller, pour que chaque homme puisse affronter la complexité du réel avec plus de maîtrise et moins de confusion.

Enfin, le Centre de Ressources Psychologiques pour Hommes, privilégie les approches intégratives, d'un homme dans sa globalité, et a accompagne, oriente, régule, soutient — mais toujours dans une logique d’autonomie, jamais de dépendance.

En somme, c’est un lieu de Ressources Mentales qui aide les hommes à rester des athlètes de la complexité du quotidien, capable de comprendre ses mécanismes, d’ajuster ses comportements et de reprendre la main sur sa vie.

Un centre innovant dédié aux hommes : interventions brèves, micro‑récits écrits, recadrages rapides et outils concrets pour reprendre la maîtrise de sa vie. Pas de séances interminables : un entraînement psychologique orienté action, autonomie et clarté.

 

 

Dr Grijalvo